Ensemble Minisym annonce la sortie de « New Sound »

Ensemble Minisym annonce la sortie de « New Sound »

Un pont entre Moondog et le XXIème siècle

Ensemble Minisym annonce la sortie de l’album « New Sound » pour le 08 décembre 2017. Ce projet original, porté par Amaury Cornut, revisite la musique de Moondog. Cet évènement projette au XXIème siècle l’œuvre de Louis Thomas Hardin alias Moondog.

Couverture de l'album "NewSound" par l'Ensemble MinisymAprès quatre années de travail et un an d’attente, l’album « New Sound » (Les Disques Bongo Joe/L’Autre Distribution) parait le 08 décembre 2017 après une campagne de financement participatif réussie qui couvre les frais de studio, de mixage, de mastering et la conception graphique des visuels de pochette.

Sur les quatorze plages de « New Sound », l’Ensemble Minisym revisite la musique du compositeur américain Louis Thomas Hardin aka Moondog (1916-1999) qui a aussi été surnommé le « Viking de la 6ème avenue », surnom qui date de l’époque où le compositeur vivait dans les rues de New-York. .

Ensemble instrumental pour cordes et percussions l’Ensemble Minisym réunit Charles-Henry Beneteau à la theorbe et aux guitares, Hélène Checco au violon, Amaury Cornut sur dragon’s teeth, harmonium et grosse caisse, Alexis Degrenier à la vielle à roue et aux percussions, Benjamin Jarry au violoncelle et Gwenola Morin à l’alto.

A l’aide de cet instrumentarium singulier qui réunit violon, violoncelle, guitare/théorbe, organetto médiéval, harmonium indien, vielle à roue et percussions, les six musiciens de l’Ensemble Minisym profilent leur vision de la musique de Moondog. Le programme « New Sound » de l’Ensemble Minisym suit le fil de l’album « New sound of an old instrument » de 1979 où Moondog interprète à l’orgue des pièces composées à l’époque où il vivait dans les rues de New-York mais aussi d’autres morceaux écrits lors de son séjour en Europe.

Cet Ensemble Minisym a vu le jour au printemps 2013 à Nantes à l’initiative d’Amaury Cornut, spécialiste français de Moondog, L’ensemble joue les partitions écrites par Moondog et choisit de porter le nom d’un des premiers quatuors à cordes de Louis Thomas Hardin, intitulé Miniature Symphony, MiniSym.

On a déjà évoqué le compositeur Moondog, Amaury Cornut et l’Ensemble Minisym à l’occasion de la soirée du 11 juin 2016 des Nuits de Fourvière. Ce soir-là, la création « Moondog » proposée en hommage au compositeur fut pour le public lyonnais l’occasion de vivre une soirée Moondog singulière et fort réussie. Sur ces deux chroniques on peut retrouver des éléments concernant Moondog, Amaury Cornut, l’Ensemble Minisym et le concert mais pour en savoir plus sur Louis Thomas Hardin la consultation du site français, Moondog le Viking de la 5ème avenue, tenu par Amaury Cornut est incontournable, il constitue une mine absolue sur le compositeur et sa musique tout autant que la lecture de « Moondog », ouvrage écrit par le jeune exégète et publié aux éditions le Mot et le Reste. Cette biographie augmentée d’une discographie de Moondog est absolument passionnante.

« New Sound » propose quatorze pièces de Moondog. Huit d’entre elles sont présentes sur l’album « A New Sound of An Instrument » enregistré en 1979.

Oasis et Single Foot, composés à New-York ouvrent « New-Sound », tout comme ils le faisaient sur l’album de Moondog. On retrouve aussi les pièces Bug On A Floating Leaf, Sand Lily, Frost Flower ainsi que Barn Dance, Log In B et Elf Dance caractéristique du talent de mélodiste de Moondog, trois thèmes composés par Moondog en Europe. L’Ensemble Minisym interprète trois pièces inédites jusqu’à cet album. En effet, Logrundr in A, Groun in D minor et Marche funèbre (Vercingétorix) n’ont jamais été jouées ni même enregistrées par Moondog.

Sur « New Sound » la musique de Moondog interprétée par l’Ensemble Minisym projette dans le XXIème siècle l’écriture contrapunctique de Moondog, ses mélodies reprises en canon, la polyrythmie complexe de ses pièces et la modernité visionnaire de sa conception musicale. Ni vraiment savante ni vraiment populaire, « New Sound » procure la sérénité, incite à la bienveillance et ouvre sur un univers minimaliste où préexistent simplicité et modernité.

« Warm Canto », le monde imaginaire de Leïla Martial

« Warm Canto », le monde imaginaire de Leïla Martial

Après « Babel », Leïla Martial et Baa Box s’aventurent au carrefour de tous les possibles sur l’album « Warm Canto ». Avec Eric Perez et Pierre Tereygeol, la chanteuse explore de nouveaux espaces. Loin des formats habituels, souvent sans les mots, le souffle se fait son, invente un imaginaire poétique et dessine les contours d’un univers sans limites.

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« Música Sin Fin », premier album solo de Mario Stantchev

« Música Sin Fin », premier album solo de Mario Stantchev

Sorti le 19 avril 2019, « Música Sin Fin » est le premier album solo de Mario Stantchev. Des douze compositions originales du pianiste se dégagent une infinie sensibilité, une superbe maîtrise du clavier et une absolue sérénité. Dans une approche dynamique, Mario Stantchev invite toutes ses influences musicales auxquelles il associe silence, lyrisme, romantisme, fougue et un rien de mélancolie. A écouter sans fin.

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Mario Stantchev – « Mini Mémo »

Mario Stantchev – « Mini Mémo »

De la Bulgarie à la France, la carrière du pianiste Mario Stantchev se distingue par son intensité et ses développements variés. A l’origine de la création du Conservatoire National de Région de Lyon, il a partagé sa vie entre pédagogie et concerts. Avide de rencontres humaines, doté de curiosité et d’une grande ouverture d’esprit, il a ouvert sa musique à de nombreuses esthétiques. Une vie musicale diversifiée entre classique et jazz avec des escapades du côté des musiques contemporaine et ethnique.

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Clin d’œil à Fred Pallem & « Cartoons »

Clin d’œil à Fred Pallem & « Cartoons »

Un Sacre du Tympan drôlement animé

Sur l’album « Cartoons », Fred Pallem & le Sacre du Tympan s’attaquent aux génériques des dessins animés auxquels ils consacrent leur dernier projet. La musique joyeuse et peaufinée donne un coup de jeune aux thèmes et ravit les oreilles. Un remède contre la morosité !

Après les BO des films blaxploitation des seventies Fred Pallem & Le Sacre du Tympan s’amusent comme des petits fous avec les génériques des dessins animés et des films d’animation sur l’album Couverture de l'album "Cartoons" de Fred Pallem & Le Sacre du Printemps« Cartoons » (Train Fantôme / L’Autre Distribution) sorti le 10 novembre 2017.

Comme à leur habitude, si les musiciens ne se prennent pas au sérieux ils n’en travaillent pas moins avec très grand sérieux. Avec finesse et humour, ils détournent les caractères des personnages pour les inscrire au cœur des musiques qui restituent vraiment l’ambiance des dessins animés d’origine.

Sur « Cartoons » le Sacre du Tympan réunit un tentet avec Jeremie Piazza (batterie), Fred Pallem (basse/guitare), Fred Escoffier (synthés), Guillaume Lantonnet (percussions), Sylvain Bardiau (trompette), Izidor Leitinger (trompette), Fred Gastard (saxophones), Mathias Mahler (trombone), Lionel Segui (tuba/trombone) et Joce Mienniel (flûtes/saxophone). Les prouesses des musiciens du big band donnent envie de revoir les dessins animés de ces héros qu’on avait presqu’oubliés.

Pêchu en diable, « Cartoons » stimule et insuffle de la vigueur, donne envie de sautiller, de faire des farces, de rigoler en mangeant des bonbons devant la télé. On retrouve une âme d’enfant et on se prend à siffler les airs lorsque l’album a cessé de tourner. On file même chercher la Game Boy rangée au fond d’un tiroir.

Avec maestria Fred Pallem & Le Sacre du Tympan parviennent à transformer les thèmes les plus ringards en des musiques rayonnantes d’énergie. A vrai dire on n’était pas fan de l’Inspecteur Gadget ni de Bob l’éponge mais la version proposée du thème d’Inspecteur Gadget et Spongebob Squarepants valent le détour.

L’album ouvre avec La Danse Macabre, musique d’une des « Silly Symphonies », un de ces courts métrages d’animation en noir et blanc de Walt Disney sortis en 1929. On entend défiler au pas cadencé des squelettes qui embouchent des trompettes bouchées. Ils n’en finissent pas de mener la danse finalement pas si macabre que ça.

« Cartoons » fait un second clin d’oeil au monde de Walt Dysney.  Un tendre échange entre une flûte et un saxophone baryton anime Je voudrais être un bonhomme de neige du dessin animé « La Reine des Neiges ».

Les morceaux se suivent en cascade. On perçoit le jaune des notes qui sortent du saxophone baryton qu’embouche Homer sur The Simpsons. Scooby Doo surmonte sa peur et bidouille les synthés pour affronter la section de cuivres et la batterie volubile alors qu’Inspecteur Gadget joue avec des synthés pétomanes.

On avait des souvenirs plus toniques de Dragon Ball Z que console un trombone nostalgique alors que Bob l’éponge dirige une fanfare plutôt humide sur Spongebob Squarepants. La musique du célèbre jeu vidéo Super Mario Bros va rallier les suffrages de tous les trentenaires qui ont grandi avec ce jeu. L’album se termine avec un Goldorak digne des meilleures SF.

De tout le répertoire on a une préférence pour le thème de Spiderman qui est propulsé de building en building par la guitare et la section de cuivres.

« Cartoons », un joyeux divertissement à partager largement mais attention… les enfants risquent de se réapproprier l’album sans même demander la permission. Merci à Fred Pallem et au Sacre du Tympan pour les dix titres de « Cartoons » qui offrent une cure de rajeunissement et d’allégresse.

« Warm Canto », le monde imaginaire de Leïla Martial

« Warm Canto », le monde imaginaire de Leïla Martial

Après « Babel », Leïla Martial et Baa Box s’aventurent au carrefour de tous les possibles sur l’album « Warm Canto ». Avec Eric Perez et Pierre Tereygeol, la chanteuse explore de nouveaux espaces. Loin des formats habituels, souvent sans les mots, le souffle se fait son, invente un imaginaire poétique et dessine les contours d’un univers sans limites.

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« Música Sin Fin », premier album solo de Mario Stantchev

« Música Sin Fin », premier album solo de Mario Stantchev

Sorti le 19 avril 2019, « Música Sin Fin » est le premier album solo de Mario Stantchev. Des douze compositions originales du pianiste se dégagent une infinie sensibilité, une superbe maîtrise du clavier et une absolue sérénité. Dans une approche dynamique, Mario Stantchev invite toutes ses influences musicales auxquelles il associe silence, lyrisme, romantisme, fougue et un rien de mélancolie. A écouter sans fin.

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Mario Stantchev – « Mini Mémo »

Mario Stantchev – « Mini Mémo »

De la Bulgarie à la France, la carrière du pianiste Mario Stantchev se distingue par son intensité et ses développements variés. A l’origine de la création du Conservatoire National de Région de Lyon, il a partagé sa vie entre pédagogie et concerts. Avide de rencontres humaines, doté de curiosité et d’une grande ouverture d’esprit, il a ouvert sa musique à de nombreuses esthétiques. Une vie musicale diversifiée entre classique et jazz avec des escapades du côté des musiques contemporaine et ethnique.

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« Our Point of View » par le Blue Note All Stars

« Our Point of View » par le Blue Note All Stars

Pure prouesse, six leaders élaborent un discours collectif

Enregistré par Blue Note All Stars, un groupe de six leaders du jazz actuel, propose « Our Point of View » avec onze titres d’un vigoureux jazz contemporain. Le discours collectif ne manque ni de mordant ni de souplesse.

BLUE NOTE ALL STARS avec Ambrose Akinmusire, Robert Glasper, Marcus Strickland, Lionel Loueke, Kendrick Scott, Derrick Hodge © Universal

Couverture de l'album Our Point of View" du Blue Note All StarsConstitué en 2014, le Blue Note All-Stars été créé pour célébrer le 75ème anniversaire du légendaire label Blue Note Records où tant de musiciens devenus ensuite des icônes du jazz ont enregistré un de leurs premiers albums comme le firent Thelonious Monk, Herbie Hancock, Wayne Shorter, Freddie Hubbard et Joe Henderson.

Déjà engagés chez Blue Note où leurs propositions musicales enrichissent le catalogue du label, six prodiges de l’avant-garde du jazz américain font entendre leur conception de l’esprit Blue Note version XXIème siècle sur « Our Point of View » (Blue Note/Universal) sorti le 06 octobre 2017.

Blue Note All Stars réunit Robert Glasper aux claviers et à la réalisation, Ambrose Akinmusire  à la trompette, Lionel Loueke à la guitare, Derrick Hodge aux  basse et contrebasse, Kendrick Scott à la batterie et Marcus Strickland au saxophone ténor.

Chacun oublie son ego. Les six visionnaires fédèrent leur créativité et leur expression. Le collectif fonctionne de la meilleure manière et il en résulte une musique enthousiasmante tout à fait représentative de l’esprit Blue Note.

Sur « Our Point of View » les six musiciens du Blue Note All Stars explorent collectivement le nouvel horizon du jazz et donnent à écouter une musique qui renouvelle les codes tout en demeurant respectueuse de la tradition. Le discours musical s’inscrit dans la continuation mais se profilent dans une perspective de modernité innovante.

Robert Glasper exprime ainsi le contexte dans lequel ces six musiciens travaillent ensemble : « Nous aimons tous l’histoire de la musique. Nous sommes tous amoureux de l’histoire du jazz, mais aucun de nous n’est tiré en arrière par l’histoire du jazz. Nous fabriquons notre propre histoire ici et maintenant.”  Il rajoute aussi que Blue Note All Stars “(C’)est un groupe d’esprits ouverts, des musiciens talentueux qui sont ensemble pour l’amour de la musique. Ils ne peuvent apporter que de bonnes choses”.

On se rallie à ces propos face au très réussi « Our Point of View ». Onze titres. Quatre vingt-dix minutes de musique. Des pièces originales signées par chacun des membres de l’orchestre et deux reprises de compositions de Wayne Shorter.

Une version de dix-huit minutes de Witch Hunt que Wayne Shorter avait gravé sur « Speak Evil » paru en 1965 chez Blue Note. Surprenant mais convainquant. La référence aux grandes années du label Blue Note est poussée plus loin puisque Wayne Shorter et son soprano se joignent aux six musiciens du Blue Note All Stars pour une version d’une autre de ses compositions, le thème Masqueleros. Le pianiste Herbie Hancock vient le retrouver. Deux compagnon musicaux devenus légendes de leur vivant.

La composition du batteur Kendrick Scott, Cycling Through Reality, insuffle un bel élan à l’album. Meanings, écrit par Marcus Strickland est l’occasion pour le saxophoniste de s’exprimer avec un lyrisme irrésistible. Sur sa propre composition, Henya, le trompettiste Ambrose Akinmusire installe un climat mystérieux avec la complicité de Derrick Hodge.

On succombe aux effets de guitare funky et à la rythmique afro-pop du très prenant Freedom Dance que signe Lionel Loueke. On ne résiste pas non plus à Message of Hope écrit par Derrick Hodge où le guitariste phrase avec flamme. L’écriture du bassiste donne vie à Second Light, un des thèmes les plus captivants de l’album.

Enregistré aux studios Capitol à Hollywood, « Our Point of View » est dédié à la mémoire du regretté président de Blue Note, Bruce Lundvall, qui a sorti le label Blue Note de son sommeil en 1984 et qui a signé Lionel Loueke, Robert Glasper et Ambrose Akinmusire. L’album ouvre d’ailleurs avec Bruce’s Vibe que Robert Glasper a composé et où l’on peut en entendre un extrait de discours de Lundvall. Le disque se referme avec Bruce, The Last Dinosaur, conçu par Ambrose Akinmusire comme un très court requiem.

Après Alfred Lion, le fondateur de Blue Note et Bruce Lundvall le continuateur on est en droit d’attendre que Don Was, qui a pris le contrôle de Blue Note en 2011, soit dans le même état d’esprit que ses prédécesseurs et conserve la singularité de ce label historique.

« Our Point of View », la musique collective de Blue Note All Stars. Six leaders unis pour pratiquer un jazz contemporain qui perpétue et renouvelle à la fois la tradition du jazz et celle du label Blue Note.

« Warm Canto », le monde imaginaire de Leïla Martial

« Warm Canto », le monde imaginaire de Leïla Martial

Après « Babel », Leïla Martial et Baa Box s’aventurent au carrefour de tous les possibles sur l’album « Warm Canto ». Avec Eric Perez et Pierre Tereygeol, la chanteuse explore de nouveaux espaces. Loin des formats habituels, souvent sans les mots, le souffle se fait son, invente un imaginaire poétique et dessine les contours d’un univers sans limites.

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« Música Sin Fin », premier album solo de Mario Stantchev

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Sorti le 19 avril 2019, « Música Sin Fin » est le premier album solo de Mario Stantchev. Des douze compositions originales du pianiste se dégagent une infinie sensibilité, une superbe maîtrise du clavier et une absolue sérénité. Dans une approche dynamique, Mario Stantchev invite toutes ses influences musicales auxquelles il associe silence, lyrisme, romantisme, fougue et un rien de mélancolie. A écouter sans fin.

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Mario Stantchev – « Mini Mémo »

Mario Stantchev – « Mini Mémo »

De la Bulgarie à la France, la carrière du pianiste Mario Stantchev se distingue par son intensité et ses développements variés. A l’origine de la création du Conservatoire National de Région de Lyon, il a partagé sa vie entre pédagogie et concerts. Avide de rencontres humaines, doté de curiosité et d’une grande ouverture d’esprit, il a ouvert sa musique à de nombreuses esthétiques. Une vie musicale diversifiée entre classique et jazz avec des escapades du côté des musiques contemporaine et ethnique.

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Clin d’œil à Alex Stuart & « Aftermath »

Clin d’œil à Alex Stuart & « Aftermath »

La musique et le monde en harmonie

Le guitariste australien Alex Stuart présente « Aftermath », son quatrième opus. En quintet, le leader propose un voyage musical contrasté en onze étapes. Ce carnet de route comble l’auditeur par la variété de ses textures.

Couverture de l'album "Aftermath" du guitariste Alex SytuartAprès « Waves » en 2005, « Around » en 2010 et « Place to be » en 2014, le 24 novembre 2017, le guitariste australien Alex Stuart sort « Aftermath » (Jazz Family/Socadisc), son quatrième album. Onze morceaux originaux composés et arrangés par le leader pour son quintet. Toutes les pièces sont inspirées de ses propres expériences de vie et de voyage, en Inde, en Asie et en Australie.

La splendide photo de couverture de l’album est à porter au crédit de Roger Stuart.

Entouré du trompettiste Arno de Casanove, du saxophoniste ténor Irving Acao, du bassiste Ouriel Ellert et du batteur et percussionniste Antoine Banville, le guitariste Alex Stuart voyage entre les deux mondes qui le passionnent. Sa vie de musicien à Paris et le style de vie auquel il aspire, en proximité avec la nature. C’est de son pays d’origine et de ses étendues sauvages, l’Australie que lui vient son amour de la nature.

« Aftermath », selon les plages, l’album résonne des énergiques vibrations des cités urbaines ou des échos d’espaces plus vastes qui résonnent de multiples traditions musicales unifiées. Réminiscences groovy venues d’Afrique, inflexions issues de l’Inde ou des Balkans, les musiques du monde s’invitent mais la pop n’est pas loin et le jazz flirte avec le rock.

Les onze compositions originales d’Alex Stuart se succèdent comme les étapes d’un voyage que pilote avec aisance le jeu fluide du guitariste. Le saxophone aux lignes puissantes et poignantes et les envols aériens et acérés de la trompette illuminent la texture dense que trame l’énergique section rythmique.

Home évoque des espaces à perte de vue. Les effluves latino-caribéens de Perfume River contrastent avec la tension de la rythmique et les lignes obsédantes que la guitare réitère au-dessus des chants inquiétants du saxophone et de la trompette sur Aftermath.

Après l’entêtant System Overload qui comme son nom l’indique n’est pas loin de faire disjoncter l’auditeur, advient Pluie Basque, le dernier titre de l’album, dont le climat indo-rafraîchissant laisse espérer la survenue d’un espoir salvateur qui effacera les séquelles de la démence du monde.

Alex Stuart a eu recours à un financement participatif pour une partie du projet (location du studio d’enregistrement, travail de l’ingénieur du son, mixage et mastering, coûts de communication). En cohérence avec ses idées, le guitariste a versé 10% des fonds récoltés à l’association OXFAM, (association loi 1901 reconnue d’intérêt général) engagée dans la lutte contre la pauvreté. Alex Stuart croit que la musique, ses mélodies, ses rythmes et ses harmonies peuvent contribuer à lutter contre les inégalités et alimenter l’espoir d’un « demain » plus radieux. Sa démarche va plus loin que les mots et vaut d’être saluée.

Sur « Aftermath » le guitariste communique son espoir de surmonter les séquelles qui affectent le monde actuel. Sa musique fait coexister les couleurs sombres d’aujourd’hui et celles plus lumineuses qu’offre la nature porteuse d’espérance. Une musique unificatrice.

 

Pour découvrir la musique de l’album « Aftermath » en live, rendez-vous le 23 janvier 2018 à Paris au New Morning à 20h30 avec Alex Stuart (guitare), Arno De Casanove (trompette), Irving Acao (saxophone ténor), Ouriel Ellert (basse) et Antoine Banville (batterie). La première partie de soirée est assurée par le pianiste Gregory Privat en solo.
« Warm Canto », le monde imaginaire de Leïla Martial

« Warm Canto », le monde imaginaire de Leïla Martial

Après « Babel », Leïla Martial et Baa Box s’aventurent au carrefour de tous les possibles sur l’album « Warm Canto ». Avec Eric Perez et Pierre Tereygeol, la chanteuse explore de nouveaux espaces. Loin des formats habituels, souvent sans les mots, le souffle se fait son, invente un imaginaire poétique et dessine les contours d’un univers sans limites.

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« Música Sin Fin », premier album solo de Mario Stantchev

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Sorti le 19 avril 2019, « Música Sin Fin » est le premier album solo de Mario Stantchev. Des douze compositions originales du pianiste se dégagent une infinie sensibilité, une superbe maîtrise du clavier et une absolue sérénité. Dans une approche dynamique, Mario Stantchev invite toutes ses influences musicales auxquelles il associe silence, lyrisme, romantisme, fougue et un rien de mélancolie. A écouter sans fin.

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Mario Stantchev – « Mini Mémo »

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De la Bulgarie à la France, la carrière du pianiste Mario Stantchev se distingue par son intensité et ses développements variés. A l’origine de la création du Conservatoire National de Région de Lyon, il a partagé sa vie entre pédagogie et concerts. Avide de rencontres humaines, doté de curiosité et d’une grande ouverture d’esprit, il a ouvert sa musique à de nombreuses esthétiques. Une vie musicale diversifiée entre classique et jazz avec des escapades du côté des musiques contemporaine et ethnique.

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Compagnie Imperial en résidence à l’AmphiJazz de Lyon

Compagnie Imperial en résidence à l’AmphiJazz de Lyon

Un feu d’artifice musical pour la fête des Lumières de Lyon

Du 06 au 09 décembre 2017, l’AmphiJazz de l’Opéra de Lyon accueille la Compagnie Impérial en résidence. Deux quartets et un sextet aux ambiances variées. Si Lyon honore la Fête des Lumières, l’Amphi fait encore plus fort en ouvrant sa scène au feu d’artifice musical de la Compagnie Impérial.

Ambiance soirée avec Imperial Orpheon

Imperial Orpheon © S.Armengol

La Compagnie Imperial est un collectif qui réunit des musiciens créateurs et improvisateurs parmi les plus actifs de la scène française. Au-delà des affinités qui les ont rassemblés à l’origine, les membres de cette compagnie se nourrissent de ce faire-ensemble qui leur permet de fédérer leurs inspirations et de rassembler leur énergie créatrice.

Du 06 au 09 décembre 2017, les musiciens de la Compagnie Imperial envahissent l’Amphi de l’Opéra de Lyon. Leurs projets vont illuminer les gradins de l’Amphi de leurs feux d’artifice musicaux.

Improvisateurs émérites, les « impériaux » pratiquent une musique contemporaine. Ils puisent leur inspiration dans les mondes aussi divers que l’opéra, le jazz, le rock, les mélodies populaires et les musiques africaines et plus précisément mandingues. Ces influences multiples s’expriment au sein des cinq univers musicaux proposés par la Compagnie Impérial durant sa résidence de  à l’Amphi de l’Opéra de Lyon. Lyon fête ses Lumières dans les rues. L’Amphi de l’Opéra fête le Jazz.

Le jeudi 07 décembre 2017 à 20h30 se produit Impérial Quartet qui réunit Gérald Chevillon (saxophones basse, ténor, soprano), Damien Sabatier (saxophones baryton, alto, sopranino), Antonin Leymarie (batterie) et Joachim Florent (basse électrique).

Comme sur « Grand Carnaval », le troisième opus d’Imperial Quartet sorti en 2016, la musique d’Imperial Quartet brille de mille éclats joyeux. Les musiciens malaxent la matière des sons pour en faire une musique généreuse et inventive, puissante et virtuose qui convoque la polyrythmie au cœur de la fête qu’ils animent.

Vendredi 08 décembre 2017 à 20h30, place à Impérial Orphéon où les saxophonistes Gérald Chevillon, Damien Sabatier et le batteur Antonin Leymarie sont rejoints cette fois par l’accordéoniste et chanteur lyrique Rémy Poulakis

Les musiciens de l'Imperial Orpheon

Impérial Orphéon © S. Armengol

Certes, l’univers musical change mais le dynamisme demeure. Cette formation atypique explose en effet  d’énergie. Les quatre musiciens poly-instrumentistes virtuoses, complices et survoltés embarquent le public dans une musique puissante, généreuse et inattendue qui se promène entre choros brésiliens, thèmes bulgares endiablés, transes gnawa, le tout enrobé de chants rossiniens, d’airs d’opéra revisités et de compositions originales !

Un vrai bal moderne et déjanté qui résonne comme une invitation à la danse.

Le samedi 09 décembre 2017 à 20h30, c’est à Impérial Pulsar qu’échoit l’honneur de se produire pour le dernier concert du soir de la résidence de la Compagnie Imperial.

Les musiciens de l’Impérial Quartet, Gérald Chevillon, Damien Sabatier, Antonin Leymarie et Joachim Florent accueillent deux musiciens africains en les personnes d’Ibrahim Diabaté (dundun, tamani, goni) et Oumarou Bambara (djembe, tamani, balafon).

Ils ont choisi l’emblème du pulsar, cette nébuleuse astronomique en expansion qui tourne sur elle-même à un rythme effréné et immuable, pour évoquer leur musique polyrythmique dont les cycles se superposent, tournent, et rayonnent ensemble. Les rythmes de la musique mandingue pluriséculaire habitent au cœur de l’expression du groupe. Ces musiciens aux origines diverses parviennent à élaborer un langage commun qui les fédèrent. Ambiance fascinante, festive et hypnotique.

Il convient aussi de repérer les deux séances d’Amphi-Midi proposés à 12h30 le mercredi 06 et le vendredi 08 décembre 2017.

Lors du premier rendez-vous du mercredi 06 décembre c’est l’occasion de découvrir le duo D&G qui réunit deux saxophonistes dignes héritiers du free jazz et de la musette, de Gus Viseur à Michel Portal. Les saxophones de Gérald Chevillon (basse, ténor, soprano) et ceux de Damien Sabatier (baryton, alto, sopranino) vont s’en donner à cœur joie et mêler leurs timbres.

La séance du vendredi 08 décembre 2017 intitulée, « After Science », voir se produire seul en scène le bassiste Joachim Florent. A la basse électrique il développe un récit dévoilant une diversité d’inspirations et de pratiques qui forcent l’admiration.

La Compagnie Impériale clôture de manière festive les résidences 2017 de l’AmphiJazz de l’Opéra de Lyon. On attend celles de 2018 pour que vibre encore le jazz entre les murs de cette salle accueillante.

« Warm Canto », le monde imaginaire de Leïla Martial

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Mario Stantchev – « Mini Mémo »

Mario Stantchev – « Mini Mémo »

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