Sans hit racoleur ni tête d’affiche, le Jazz vit à Cybèle
Après la 38ème édition de Jazz à Vienne 2018, les organisateurs dressent un bilan positif. Fréquentation augmentée, créations musicales, ouverture du jazz vers les musiques métissées. Le public ne s’est pas trompé. Les scènes de Cybèle se sont imposées comme le lieu où le jazz se distancie des audiences et dévoile sa diversité.
Avec cet Echo#6-Jazz à Vienne 2018, on jette un dernier regard dans le rétroviseur de la trentième-huitième édition du festival isérois pour évoquer quelques souvenirs qui complètent Echo#1-Jazz à Vienne 2018, Echo#2-Jazz à Vienne 2018, Echo#3-Jazz à Vienne 2018, Echo#4-Jazz à Vienne 2018, Echo#5-Jazz à Vienne 2018 et Jazz à Vienne 2018-Tremplin national RéZZo FOCAL.
Certes le Théâtre Antique de Vienne constitue le fondement du festival, le Théâtre de la ville de Vienne propose aussi une programmation étoffée et variée puisqu’elle réunit maintenant les scènes du Club de Minuit et celle du Jazz-Mix mais au fil des années, les scènes de Cybèle constituent un lieu des plus attractifs de Jazz à Vienne. A plusieurs titres d’ailleurs.
Entre 12h et 23h, la programmation diversifiée est représentative de l’ensemble des courants du jazz actuel. Très riche, elle réunit des artistes internationaux, nationaux et régionaux triés sur le volet par les programmateurs. Le travail des équipes techniques permet d’écouter les concerts dans des conditions sonores qui n’ont rien à envier à la plupart des salles. Par ailleurs, le public bénéficie de conditions d’écoute privilégiées à l’abri des rayons du soleil, et ce qui ne gâte rien, ce festival off est proposé en libre accès.
En toute liberté, le public découvre, écoute, apprécie, encourage les artistes et échange en toute convivialité avec qui veut bien partager ses impressions. Les artistes ne sont pas en reste. Ils manifestent un grand respect vis à vis du public auquel ils offrent leur musique avec générosité.
- 11/07/18 – Cerrito High School
- 11/07/18 – Amine & Hamza, The Band beyond Borders
- 11/07/18 – Palm Unit
Outre les concerts du Théâtre Antique déjà évoqués dans les « Echos » précédents, on se souvient d’autres superbes impressions musicales. La prestation exigeante, technique, enlevée et très novatrice du trompettiste Ambrose Akinmusire venu en quartet ouvrir la soirée du 09 juillet 2018 dont la tête d’affiche annonçait la création de « Queen of Sheba » avec Angelique Kidjo, Ibrahim Maalouf et l’Orchestre des Pays de Savoie.
De cette 38ème édition de Jazz à Vienne on retient aussi la ferveur furieuse de Thomas de Pourquery et les musiciens du Supersonic, Laurent Bardainne (saxophone ténor), Fabrice Martinez (trompette, bugle), Arnaud Roulin (piano, claviers), Frédéric Galiay (basse) et Edward Perraud (batterie). En ouverture de la soirée du 11 juillet 2018, ils ont ait décoller le public du Théâtre Antique au son de leur jazz cosmique absolument sidérant.
- 11/07/18 – Thomas de Pourquery
- 12/07/18 – Roy Hargrove
- 12/07/18 – Gregory Porter
Le 12 juillet 2018 a ouvert avec le trompettiste Roy Hargrove dans une très grande forme à la tête de son quintet. Avec souplesse et énergie il a présenté un set superbe. Ses notes précises et élégantes ont contrasté avec celles tempétueuses et véloces de l’altiste Justin Robinson. Son jazz acoustique s’est promené entre post-bop et sonorités néo-orléanaises et a même endossé le rôle de chanteur avec bonheur.
La soirée se conclut en beauté avec le chanteur Gregory Porter venu présenter le répertoire de son dernier album « Nat King Cole & Me » avec l’Orchestre National de Lyon dirigé par Vince Mendoza. Mise en valeur par les arrangements du chef d’orchestre, la voix du baryton a encore gagné en profondeur, en souplesse et en gravité. Un show sans faute où charme, nuances et swing ont ravi le public du Théâtre Antique.
A peine se termine Jazz à Vienne 2018 que se profile déjà la 39ème édition du festival qui se tiendra du 28 juin au 13 juillet 2019 avec un visuel confié au dessinateur l’illustrateur et dessinateur de bande dessinée Jacques de Loustal.
« Terra Canta », le nouvel opus de Manu Le Prince
Pour son nouveau projet « Terra Canta », Manu Le Prince élabore un jazz poétique. Associée à des musiciens d’exception, la chanteuse autrice et compositrice aux origines anglo-argentines interprète de sa voix lumineuse, des titres de ses auteurs brésiliens favoris, des standards de jazz, des musiques originales composées à son intention et un morceau de Michel Jonasz. Cet album génère un univers musical raffiné et chaleureux propice aux émotions.
Jazz Campus en Clunisois 2026 – Henri Texier « Blue Roots » Quintet
Pour la sixième et dernière soirée de Jazz Campus en Clunisois 2026 au Théâtre les Arts de Cluny, le festival accueille Henri Texier. A la tête de son « Blue Roots » Quintet, il offre un hymne vibrant au jazz et à l’improvisation. Avec ses compagnons, le contrebassiste et compositeur redonne une âme à certaines de ses anciennes compositions qui deviennent de nouvelles œuvres dont le groove possède un pouvoir guérisseur.
Jazz Campus en Clunisois 2026 – Nadoz – Ellington-Timeless
Pour son septième soir, « Jazz Campus en Clunisois » propose un double plateau sur la scène du Théâtre les Arts de Cluny. Composé de la guitariste et chanteuse Christelle Séry et du clarinettiste Étienne Cabaret, le duo Nadoz précède les saxophones et clarinettes de Daniel Erdmann et le piano de Aki Takase réunis sous l’idiome « Ellington-Timeless ». Après un premier duo électrisant et dynamique, un duo élégant et délicat.





