« A Vaulx Jazz#30 » annonce sa programmation

« A Vaulx Jazz#30 » annonce sa programmation

30 ans de Jazz, ça se fête du 06 au 25 mars 2017 !

Trente ans, c’est l’âge de la maturité pour un festival de jazz. « A Vaulx Jazz#30 » fête cet anniversaire avec une programmation tonique, actuelle et ouverte. Le « Hors les Murs » fait résonner les accents du jazz sur tout le territoire vaudais. Le Centre Culturel Communal Charlie Chaplin propose des concerts avec des artistes de niveau international. L’esprit du Jazz demeure entier.

Le 31 janvier 2017, le Maire de Vaulx-en-Velin, Pierre Dussurgey et l’adjointe au maire déléguée à la Culture, Nadia Lakehal ouvrent la séance de présentation à la presse du trentième festival « A Vaulx Jazz », avec un hommage à Gilbert Chambouvet, le fondateur du festival et à son successeur Thierry Serrano qui a poursuivi le projet. L’équipe municipale affirme son attachement au festival qui décline ses offres en direction des amateurs férus de jazz mais aussi sur tout le territoire vaudais pour sensibiliser au jazz les citoyens de la commune de Vaulx-en-Velin.

En effet, avec le « Hors les Murs » et la programmation des concerts au « Centre Culturel Communal Charlie Chaplin » (CCCCC), « A Vaulx Jazz#30 » touche largement les amateurs de jazz mais aussi les habitants de Vaulx-en-Velin . Il est vrai que depuis l’origine, c’est le credo des organisateurs du festival que d’implanter « A Vaulx Jazz » sur tout le territoire vaudais et de s’adresser à une très large public de non-initiés, exerçant ainsi une mission pédagogique d’initiation à cette musique qui s’appelle Jazz, musique qui est loin d’être réservée à des initiés en déplaise à ceux qui le penseraient encore.

Charlène Mercier, responsable pour le deuxième année de la programmation du festival annonce avec force que pour cette trentième édition, elle souhaite avec son équipe donner un nouveau souffle au festival qui est supposé devenir biennal. Vis à vis de cette hypothèse, les élus municipaux ne se sont pas prononcé, au prétexte du contexte électoral à venir et des réductions redoutées des subventions.

Charlène Mercier rappelle que le festival « A Vaulx Jazz#30 » reste fidèle à ses fondements tels que Gilbert Chambouvet les définissait à l’origine.

Le jazz comme musique fédératrice qui permet des croisements, des rencontres et tend des passerelles vers d’autres esthétiques loin des frontières strictes du jazz. Passerelles en direction des musiques traditionnelles, électro, rock, rap, pop. C’est bien ce que fait le « Hors les Murs » mais aussi les concerts du CCCCC qui cultivent aussi cette dynamique.

Le jazz comme soutien à la création et soutien à l’émergence artistique avec de nouveaux projets et des créations qui seront proposés au CCCCC et dans le « Hors les Murs ».

Le jazz comme musique engagée en direction des minorités, comme musique de résistance contre l’exploitation humaine sous toutes ses formes.

Le jazz pour présenter aussi les grands noms du jazz connus et aimés du public. Le jazz qui demeure fidèle aux histoires engagées avec des musiciens depuis le début de l’aventure.

Si la nouvelle équipe du festival demeure impliquée dans les valeurs des origines, elle affiche la volonté de créer une nouvelle identité qui passe par un changement d’esthétique. En effet, éloignée de celle de Bruno Théry, la nouvelle ligne graphique créée par Vincent Delpeux et Pierre Raine, marque explicitement la volonté de « casser les codes ». Les oscillations, les fréquences des affiches et du logo évoquent la dimension musicale du festival. La main se tend et s’ouvre et annonce encore plus fort la volonté d’ouvrir « A Vaulx Jazz » à d’autres publics.

En 2017, le « Hors du les « Murs » assume encore sa vocation d’ouverture vers un large public et investit différents lieux. Le 09 mars sur l’Esplanade J. Duclos, le désormais incontournable « Jazz au coin du feu » avec cette année la Fanfare Fenlair et Sopaloca. Le 18 mars à bibliothèque Pérec avec le projet « Perce Plafond » les spectateurs vont vivre allongés la création du pianiste Antoine Berland et de la plasticienne Lison De Ridder. Le 23 mars au Planétarium un solo de « Bouche Amplifiée » est proposé par Antoine Mermet. Le 14 mars à la MJC de Vaulx-en-Velin le duo Watch Dog réunit Anne Quillier et Pierre Horckmans, lauréats du Tremplin Jazz Migration organisé par l’AJC.

Le « Hors les Murs » continue aussi ses partenariats en direction de La Métropole. Au Périscope et ses afters les vendredis à 00h avec le Lyonnais « Ar Ker » puis l’Allemand Lucas Koenig le 17 mars et avec le joyeux « Bo Bun for Ever » le 24 mars. A l’Épicerie Moderne le 08 mars avec un co-plateau hip-hop-soul-jazz qui réunit Charles X et Black Milk. A l’ENM de Villeurbanne le 07 mars avec « Amaury Faye Trio », lauréat du RéZZo FOCAL Jazz à Vienne 2016.

Sans oublier bien d’autres manifestations. Les master-class. Les expositions. Celle de la MJC avec des rétrospectives proposées par les photographes amateurs du festival. Celle de la bibliothèque Chassine centrée sur la Nouvelle-Orléans qui entre en résonance avec le « Carnaval Nouvelle Orléans » du 10 mars. L’exposition « Be Jazz! » qui présente les dessins de Lydiane Ferreri et les photos de Christophe Charpenel.

Sans oublier bien sûr le cycle Jazz et Cinéma du 03 au 13 mars au Cinéma Pathé Carré de Soie. Un biopic consacré à Ray Clarles, « Ray ». Un dessin animé avec comme prétexte un lapin pianiste, « Qui veut la peau de Roger Rabbit ». L’histoire de deux chanteuses dans le Chicago des années 20, « Chicago » et enfin la comédie musicale de Damien Chazelle « La La Land » où Ryan Gosling et Emma Stone chantent et dansent.

Les spectacles au CCCCC ouvrent le 14 mars avec le traditionnel Concert Jeune Public où l’époustouflant big-band « le Sacre du Tympan » propose un répertoire ludique centré sur les musiques de dessins animés.

Le 16 mars avec la « Soirée « Nola Spirit », le CCCCC fait un focus sur la Nouvelle-Orléans, un des berceaux du jazz. En première partie le « Zozophonic Orchestra » d’Emmanuel « Manouche » Fournier et en seconde partie de soirée le « Dirty Dozen Brass Band » qui fête ses 40 ans. La venue de cet orchestre mythique de la Nouvelle-Orléans résonne par ailleurs avec des évènements du « Hors les Murs ». L’exposition de la bibliothèque Chassine autour de cette ville phare du jazz et surtout le « Carnaval de la Nouvelle-Orléans » du 10 mars au square Casanova avec « Mardi Gro Brass Band », « Marcel Frontale » et « La Fanfare Funk ».

Pour le reste, la programmation au CCCCC se réfère aussi aux valeurs rappelées par Charlène Mercier en ouverture de sa présentation.

Le 17 mars la « Soirée Combat » présente le projet de la flutiste syrienne Naïssam Jalal avec son « Rhythms of Resistance » qui évoque la résistance du peuple syrien. Le même soir est présenté le projet « Ceramic Dog » aux sonorités rock-punk avec le trio du guitariste américain Marc Ribot qui s’insurge en musique contre le téléchargement illégal.

Le 18 mars la « Soirée Grrrlz Power » programme le groupe cosmopolite composé de « Derya Yildirim et Grup Simsek » et ses sonorités du Bosphore. C’est ensuite la force de résistance des femmes du Mali qui nourrit le spectacle des « Amazones d’Afrique » avec entre autres musiciennes, les chanteuses Mamani Keita, Kandia Kouyaté et Rokia Koné.

Le 21 mars, la « Soirée Triple salto avant » est organisée en partenariat avec le Conservatoire de Musique et de Danse de Vaulx-en-Velin. Il s’agit d’une émeute philarmonique de SEC (en grosse formation) et un groupe de cuivres et chanteurs recrutés pour jouer avec eux. Le public vivra le concert entre les deux groupes de musiciens. Durant cette même soirée on écoute le « Saint Sadrill live band » « Le Cabaret Contemporain ». La création est décidément à l’honneur.

Le 22 mars c’est la « Soirée Jazz Front ». Pour les 40 ans de l’ARFI, le Workshop de Lyon invite Jean-Luc Cappozzo. » A Vaulx Jazz » perpétue ainsi la collaboration qu’il mène depuis longtemps avec ce collectif lyonnais. La seconde partie de soirée propose une création pas encore connue du contrebassiste Avishai Cohen qui vient avec un nouveau quartet, le « Avishai Cohen’s Jazz Free ». Le festival demeure fidèle à cette star du jazz qui a déjà enflammé le CCCCC.

Le 23 mars, « A Vaulx Jazz#30 » voit grand avec la « Soirée Future Sax ». En ouverture Shabaka Hutchings qui présente le projet introspectif  « Winsdom Of Elders » avec la fine fleur des jazzmen sud-africains. Après eux, se produit la star du saxophone Steve Coleman qui vient en trio. Refusant toutes les étiquettes, ce prodigieux musicien devrait faire un tabac.

Le 24 mars, c’est la traditionnelle « Soirée Blues - De Chicago à Orlando ». Boney Fields  et Bone’s Project et Selwyn Birchwood.

« A Vaulx Jazz#30 » se termine le 25  mars avec la « Soirée - Le Verbe Haut ». D’une part le nouveau projet du rappeur et beatboxer Napoleon Maddox qui conte l’histoire de l’émancipation de ses arrière-grands-tantes sœurs siamoises et nées esclaves en 1851. Une métaphore de la vie noire aux USA. D’autre part Anthony Joseph de retour à Vaulx-en-Velin 10 ans après sa première venue. Le poète slammeur londonnien originaire de Trinidad présente son récent projet le « Caribbean Roots ».

Pour plus de détails sur le « A Vaulx Jazz#30 » qui se déroule du 06 au 25 mars 2017, rendez-vous sur le site A VaulxJazz.

Fidèle à ses valeurs, « A Vaulx Jazz#30 » présente une programmation digne d’un trentième anniversaire. Le jazz dans toutes ses dimensions, les musiques d’hier qui engendrent celles d’aujourd’hui avec le respect de cet ancrage dans la résistance aux oppressions, avec cette liberté qui lui est propre et cette ouverture vers toutes les musiques sans distinction de genre. Bref l’esprit du JAZZ dans son entièreté.

Jazz à Vienne#40… Premiers noms de la programmation

Jazz à Vienne#40… Premiers noms de la programmation

Programmée du 23 juin au 10 juillet 2021, la 40ème édition du festival « Jazz à Vienne » se prépare. Les premiers noms de la programmation laissent augurer de belles soirées et la perspective pour le public de retrouver la musique plus vivante que jamais. Jazz à Vienne#40 donne RV avec Jamie Cullum, Anne Paceo, Salif Keita, Keziah Jones, Julia Sarr, Ibrahim Maalouf, Erik Truffaz, A.Cohen Trio & Vincent Peirani.

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Archie Shepp & Jason Moran… bientôt un album

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Avec une interprétation vibrante du célèbre chant d’esclaves, Sometimes I feel like a motherless child, le saxophoniste Archie Shepp & le pianiste Jason Moran révèlent un premier titre de leur album enregistré en duo. Annoncé pour le 05 février 2021, « Let My People Go » sortira sur Archieball, le label du saxophoniste. Un saxophone, un piano, une voix… des échanges poignants.

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2020 Jazz sous le sapin#2&3… Oddjob

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Réunis autour du trompettiste Goran Kajfeš, les musiciens suédois du groupe Oddjob proposent du jazz pour petits et grands. Depuis ses débuts, ce collectif de musiciens suédois transforme en succès tout ce qu’il crée. En cette fin d’année 2020, le groupe de jazz accroche deux albums aux branches du sapin. « Jazzoo Vol. 1 & 2 », pour les plus jeunes et « Kong » pour tous les autres. De l’énergie et des ambiances multiformes. Du jazz scandinave qui groove.

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« A tribute to Fela Kuti & his Shining Fearlessness » au Musée des Confluences

« A tribute to Fela Kuti & his Shining Fearlessness » au Musée des Confluences

Fela Kuti, le roi de l’Afrobeat, inspirateur des arts

Il y a 20 ans Fela Kuti rejoint le firmament des stars. Le 11 février 2017 à 20h30, le Musée des Confluences l’honore avec « A tribute to Fela Kuti & his Shining Fearlessness », un concert-hommage à Fela mené par le batteur Sangoma Everett… et d’autres évènements à découvrir.

L’Afrique et ses fils n’ont pas fini d’inspirer les arts. Peinture, écriture, musique, danse, cinéma. Le Musée des Confluences explore ces trois derniers axes et ouvre son cycle des « Vibrations du Monde » en célébrant la mémoire de Fela Kuti.

Né en 1938 au Nigéria, Fela Anikulapo Kuti, plus connu sous le nom de Fela Kuti, est devenu dans les années 70 un véritable héros du peuple africain. Nourri de la pensée des Black Panthers, Fela, tel un fils spirituel de Malcolm X a dénoncé le système politique, le capitalisme, la dictature et la corruption régnant dans son pays. Tel un guerrier, le « Black President » a été humilié, torturé, battu, emprisonné mais sa musique a enflammé le cœur de son pays et fait battre celui de l’Afrique tout entière.

Fela a résisté et a mené son combat avec comme seule arme, sa musique, l’Afrobeat. Ce style, il l’a forgé avec à ses côtés, le batteur Tony Allen. L’afrobeat, c’est un cocktail musical incandescent qui mêle les musiques traditionnelles d’Afrique de l’ouest avec le jazz, la soul et la funk music. Fela dénonce et conduit sa lutte avec rage dans des chansons d’abord écrites en yoruba puis en pidgin, le créole anglais des faubourgs de Lagos.

Ses fils, Femi et Seun, ont repris le flambeau et partout dans le monde Fela n’en finit pas d’inspirer d’autres artistes.

Au Musée des Confluences, trois temps pour cet hommage à la star de Lagos. La résidence et le concert de Sangoma Everett, « A tribute to Fela Kuti & his Shining Fearlessness », la projection de « Finding Fela », un documentaire de 2015 autour de la vie de Fela et la résidence du danseur Serge Aimé Coulibaly avec la création du spectacle « Kalakuta Republic ».

  • Relecture de l’œuvre de Fela, le concert « A tribute to Fela Kuti & his Shining Fearlessness » se déroule le 11 février à 20h30 dans le Grand Auditorium du Musée des Confluences. Présenté avec le soutien de Jazz à Vienne, il est la résultante de la résidence menée par la batteur Sangoma Everett dès le 06 février au Musée des Confluences.

Pour ce « Tribute to Fela Kuti & His Shining Fearlessness », Sangoma Everett dont le prénom en zoulou signifie devin et guérisseur, s’est entouré d’un tentet de dix musiciens talentueux. Le chanteur Sahr Ngaujah, interprète émérite du rôle de Fela Kuti dans « Fela! », la comédie produite à Broadway en 2008. Représentant de premier plan de la scène de l’afrobeat, le claviériste Dele Sosimi a  joué dans le groupe Egypt ’80 fondé par Fela et collabore avec les fils de ce dernier.

Le saxophoniste Ganesh Geymeier au discours riche et mature. Le trompettiste Alain Vankenhove connu pour ses collaborations avec les plus grands du jazz. Le bassiste sénégalais Mamadou Ba aujourd’hui directeur de l’Orchestre Harry Bellafonte à New-York. Le percussionniste Edmundo Carneiro. L’harmoniciste Olivier Ker Ourio. Le jeune pianiste Bastien Brison membre du « Sangoma Everett Trio ». Sangoma Everett a par ailleurs choisi de collaborer avec le jeune et talentueux arrangeur Philippe Maniez.

  • Dans ce même Grand Auditorium est projeté « Finding Fela » le jeudi 09 février à 19h30 (entrée libre). Ce film documentaire d’Alex Gibney rend un bel hommage à Fela Kuti à travers des archives historiques, politiques et culturelles, de nombreux témoignages et des extraits de la comédie musicale « Fela! ».

La projection sera suivie d’une discussion avec Sangoma Everett, le chanteur Sahr Ngaujah et Robert Lapassade que l’on sait fin connaisseur de l’Afrobeat.

  • Du 31 janvier au 05 février, le Musée des Confluences accueille le danseur chorégraphe Serge Aimé Coulibaly pour la création de son spectacle « Kalakuta Republic » inspiré de la vie de Fela Kuti.

Du 31 janvier au 05 février, les visiteurs du musée peuvent assister, de 14h à 18h,  au processus de création de cette pièce haute en couleur dans le studio de l’exposition « Corps rebelles ». Cette création est présentée ensuite les 10 et 11 mars à la Maison de la Danse.

Pour en savoir plus sur l’ensemble de ces spectacles, rien de mieux qu’une visite sur le site du Musée des Confluences.

Jazz à Vienne#40… Premiers noms de la programmation

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Programmée du 23 juin au 10 juillet 2021, la 40ème édition du festival « Jazz à Vienne » se prépare. Les premiers noms de la programmation laissent augurer de belles soirées et la perspective pour le public de retrouver la musique plus vivante que jamais. Jazz à Vienne#40 donne RV avec Jamie Cullum, Anne Paceo, Salif Keita, Keziah Jones, Julia Sarr, Ibrahim Maalouf, Erik Truffaz, A.Cohen Trio & Vincent Peirani.

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Archie Shepp & Jason Moran… bientôt un album

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2020 Jazz sous le sapin#2&3… Oddjob

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Théâtre de Vienne – Basel Rajoub

Théâtre de Vienne – Basel Rajoub

La musique hypnotique et lumineuse de Basel Rajoub

Le saxophoniste Basel Rajoub est programmé le 16 février au Théâtre de Vienne dans le cadre de la « Saison 2016/17 Jazz à Vienne ». Irrigué de la tradition moyen-orientale le propos du saxophoniste emprunte au jazz la liberté des improvisations. Une musique bouleversante à découvrir absolument.

Le 13 mai 2016, le troisième album de Basel Rajoub, « The Queen of Turquoise » (Jazz Village/Harmonia Mundi) a reçu un accueil unanime et chaleureux. Ce projet s’inscrit dans le Soriana Project, un corpus d’œuvres musicales que le saxophoniste compose. Basel Rajoub conçoit ce projet en hommage à sa Syrie natale. (Soriana signifie notre Syrie). « The Queen of Turquoise » est la traduction littérale du nom de l’épouse du compositeur, Malika, la reine, Fairouz, la turquoise.

Né à Alep, Basel Rajoub vit aujourd’hui en Suisse. Il met à profit la parfaite connaissance de son héritage culturel pour intégrer les rythmes et les modes des traditions moyen-orientales et intègre la modernité du jazz dans son discours.

Les saxophones côtoient les instruments orientaux. Il en ressort une musique lumineuse et aérienne qui convoque le silence mais le rompt avec magie pour développer des échappées rythmiques absolument captivantes. S’il s’agit de musique de monde, il ne s’agit pas de fusion entre la musique moyen-orientale et le jazz. L’écriture sobre, lyrique et intelligente ménage un équilibre remarquable entre les idiomes traditionnels et la modernité du jazz.

Le 16 février 2017 à 20h30 Basel Rajoub est annoncé en quartet sur la scène du Théâtre de Vienne. Si le leader embouche saxophones ténor et soprano, on espère aussi l’écouter au duclar, cet instrument traditionnel en bois qui ne possède qu’une octave. Il est accompagné de la chanteuse Lynn Adib, du joueur de qânun Feras Charestan soliste virtuose du Qatar Philharmonic Orchestra et du Syrian National Symphony Orchestra, du percussionniste Andrea Piccioni habitué à jouer avec les plus grands musiciens de par le monde (Bobby Mc Ferrin, Paul McCandless, Gianluigi Trovesi, Luciano Biondin, …).

Lumineuse et mélancolique, la musique de Basel Rajoub devrait combler les amateurs de musiques ouvertes sur les altérités et sur la modernité.

Jazz à Vienne#40… Premiers noms de la programmation

Jazz à Vienne#40… Premiers noms de la programmation

Programmée du 23 juin au 10 juillet 2021, la 40ème édition du festival « Jazz à Vienne » se prépare. Les premiers noms de la programmation laissent augurer de belles soirées et la perspective pour le public de retrouver la musique plus vivante que jamais. Jazz à Vienne#40 donne RV avec Jamie Cullum, Anne Paceo, Salif Keita, Keziah Jones, Julia Sarr, Ibrahim Maalouf, Erik Truffaz, A.Cohen Trio & Vincent Peirani.

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Archie Shepp & Jason Moran… bientôt un album

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2020 Jazz sous le sapin#2&3… Oddjob

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« La vie devant soi » par Renaud Garcia-Fons

« La vie devant soi » par Renaud Garcia-Fons

Une carte postale musicale et poétique de Paris

Loin des rivages méditerranéens, Renaud Garcia-Fons déambule dans Paris. Son dernier album, « La vie devant soi » célèbre la cité cosmopolite aux ambiances contrastées. Entre nostalgie et jubilation, mélodies et rythmes sculptent la musique de la vie.

Avec son nouvel album « La vie devant soi », le contrebassiste Renaud Garcia-Fons prend de la distance avec ses opus précédents. Il s’éloigne de ses racines catalanes et de ces mondes qu’il a explorés avec tant de brio, l’Espagne, la Méditerranée, l’Inde, l’Orient, l’Afrique… Il vient arpenter le pavé de la cité parisienne. Un beau prétexte pour dresser le portrait de son Paris imaginaire, entre hier et aujourd’hui. Un Paris universel où les musiques comme la vie sont faites de rencontres… d’où le clin d’oeil au titre du livre d’Ajar/Gary.

Né au pied de la Butte Montmartre, Renaud Garcia-Fons conduit sa musique dans les climats qui alimentent sa créativité. Dans son écriture, affleurent toutes les musiques qui ont fait Paris, toutes celles qui ont croisé sa vie. Si Debussy, Ravel et Satie alimentent un Paris poétique et rêveur, les chansons d’après-guerre et la musette contribuent à évoquer un Paris nostalgique et gouailleur..

Pour ce nouveau projet, Renaud Garcia-Fons s’entoure de deux complices rompus comme lui à tous les styles. Virtuose autant que poète, l’accordéoniste David Venitucci est un coloriste d’ambiance. Poète subtil et sensible, il maîtrise l’improvisation et tous les registres de son instrument. Le multi-instrumentiste Stephan Caracci passe quant à lui avec aisance du vibraphone à la batterie sur laquelle il utilise uniquement les balais. Son jeu nuancé se prête à tous les contrastes. L’ouverture d’esprit des deux instrumentistes leur permet d’intégrer le nouveau monde musical du contrebassiste.

Décidément toujours inspiré, Renaud Garcia-Fons joue des cinq cordes de son instrument avec autant de virtuosité que de sensibilité. Dans « La vie devant soi », ses compositions sont autant de clins d’oeil à ces grandes figures qui ont fondé le Paris artistique, Prévert, Doisneau, Sempé, Goscinny, Michel Simon, Georges Brassens. Tout au long des onze plages de l’album, on arpente avec lui le pavé de la cité parisienne. Écouter le disque c’est un peu comme assister à la projection d’un film dont les scènes content les paysages, les habitants et la vie d’un Paris plein d’émotions et de mouvements.

Avec Monsieur Taxi et dans Les rues vagabondes, on déambule dans le Paris trépidant d’aujourd’hui dont on sent battre le cœur. Porté par la musique, on gravit Montmartre en courant jusqu’à l’essoufflement. On ne sait plus qui a crié Je prendrai le métro ! mais pour attraper les rames dont les musiciens nous font entendre le ballet incessant, on s’engouffre ensuite dans les escaliers et couloirs du métro au plus vite.

Ressorti à l’air libre, on se promène Le long de la Seine et de ses quais comme aspiré par une nostalgie lascive. Le vibraphone dessine les dernières gouttes d’une averse de printemps et l’on ressent le désir de sortir dans les ruelles et d’explorer les parcs Après la pluie.

La vie devant soi résonne des accents d’une contrebasse qui se promène sur les terres méditerranéennes de Momo et de de Madame Rosa (les héros du roman éponyme d’Emile Ajar/Romain Gary). Comme le livre, la trame narrative de ce thème hésite entre nostalgie et espoir, entre valse et mélopée bluesy.

Ensuite, comme dans un film en noir et blanc, la musique projette aussi une vision d’antan, Les écoliers  qui sortent en courant des salles de classe pour traverser la cour de récréation et dévalent en bandes dans les rues où ils flânent en sautillant.

L’album se termine avec une magnifique complainte, Elégie de Novembre. Empreints d’une gravité recueillie, les trois instruments unissent leurs chants d’où émerge le souvenir d’un certain mois de novembre … en 2015. L’émotion affleure mais un trait d’espoir s’élève et conclut le thème, comme si, après le pire, la vie reprenait le dessus. La boucle est bouclée…  et s’ouvre La vie devant soi.

« La vie devant soi ». Une musique chambriste à l’accent parisien. L’album conjugue un groove enjoué et jubilatoire avec des atmosphères nostalgiques et poétiques. La partition célèbre les différences et les réunit pour colorer une carte postale Paris musical aux accents universels.

Renaud Garcia Fons présentera le projet « La vie devant soi » en trio le 14 mars à 20h à l’Européen, à Paris. Pour en savoir plus sur l’artiste et découvrir l’ensemble des dates de concerts de ce répertoire (et pourquoi pas les autres projets aussi), une visite sur le site de Renaud Garcia-Fons s’impose.
Jazz à Vienne#40… Premiers noms de la programmation

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2020 Jazz sous le sapin#2&3… Oddjob

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Auditorium Lyon – Projet « Jazz 100 »

Le projet « Jazz 100 » fête le Jazz et ses stars nées en 1917 !

Le projet « Jazz 100 », mené par le pianiste Danilo Perez se produit le 05 février à l’Auditorium de Lyon dans le cadre des « concerts jazz » organisés en coproduction avec Jazz à Vienne. Un all-stars cinq étoiles pour un hommage à quatre figures du jazz nées en 1917, Monk, Ella, Mongo et Dizzy. C’est la fête du Jazz !

1917. Année du premier enregistrement de jazz par « The Original Dixieland Jazz Band ». C’est aussi l’année de naissance de quatre icônes du jazz.

La chanteuse Ella Fitzgerald, le percussionniste Ramón « Mongo » Santamaria, le pianiste Thelonious « Sphere » Monk et le trompettiste « Dizzy » Gillespie. Si l’on peut dire que ces deux derniers ont contribué grandement à la fondation du courant be-bop, Ella Fitzgerald est reconnue comme une des chanteuses les plus emblématiques du jazz, celle dont les scats ont marqué l’art du jazz. Quant à  Mongo Santamaria, il a au même titre que Dizzy, participé à la naissance du jazz afro-cubain. Tous ont œuvré à l’évolution du jazz vers la modernité et à son ouverture vers les musiques latines.

Organisé en coproduction par l’Auditorium de Lyon et Jazz à Vienne et aussi en partenariat avec le Saint-Fons Jazz Festival, le projet « Jazz 100 » célèbre le centième anniversaire de la naissance de ces quatre stars du jazz. C’est d’ailleurs, l’ancien pianiste de Dizzy Gillespie, Danilo Pérez, qui est le directeur musical de ce projet. Autour de lui il a rassemblé un ensemble d’artistes de jazz, virtuoses, leaders de groupes et compositeurs pour rendre hommage à ces figures intemporelles de l’histoire du jazz que sont Monk, Ella, Mongo & Dizzy.

Le projet « Jazz 100″ est construit autour du trio de Danilo Perez, c’est à dire, lui au piano, Ben Street à la contrebasse et Adam Cruz à la batterie. La trompette est tenue par Avishai Cohen, le saxophone ténor par Chris Potter. La partie vocale est assurée par la chanteuse Robin McKelle dont la voix fut souvent comparée à ses débuts à celle d’Ella. Les percussions sont confiées à Roman Diaz, une figure notoire de la scène jazz d’avant-garde et de la musique afro-cubaine.

Une telle affiche est vraiment alléchante et on peut espérer écouter le grand standard Afro Blue composé par Mongo Santamaria. Sans doute les musiciens vont-ils aussi interpréter quelques unes des compositions de Dizzy, de celles qui ont participé à faire connaître et à intégrer la musique afro-cubaine dans le jazz comme par exemple le célèbre Manteca et le non moins connu Cubana-Be, Cubana-bop. On peut aussi gager que, Round Midnight, le standard archi-connu de Monk sera de la partie. Et bien d’autres thème qui seront arrangés par Danilo Perez, Chris Potter, Ben Street ou Avishai Cohen ou d’utres.

En tout cas on peut espérer un concert de qualité qui permettra à nombre de spectateurs de se (re)tremper dans ce qu’on peut nommer le jazz « classique ». On se réjouit d’avance de pouvoir savourer live les échos de ces musiques que l’on écoute encore avec grand intérêt et une certaine nostalgie sur les vinyles qui craquent.

Précédé d’un « propos d’avant concert » animé à 15h dans le Bas-Atrium par Jean-Paul Boutellier, le concert « Jazz 100 » débute à 16h le dimanche 05 février. Lorsque de grands interprètes s’attachent à les faire vivre sur les scènes du XXIème siècle, les fondamentaux du jazz ont encore de beaux jours devant eux

 

Jazz à Vienne#40… Premiers noms de la programmation

Jazz à Vienne#40… Premiers noms de la programmation

Programmée du 23 juin au 10 juillet 2021, la 40ème édition du festival « Jazz à Vienne » se prépare. Les premiers noms de la programmation laissent augurer de belles soirées et la perspective pour le public de retrouver la musique plus vivante que jamais. Jazz à Vienne#40 donne RV avec Jamie Cullum, Anne Paceo, Salif Keita, Keziah Jones, Julia Sarr, Ibrahim Maalouf, Erik Truffaz, A.Cohen Trio & Vincent Peirani.

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Archie Shepp & Jason Moran… bientôt un album

Archie Shepp & Jason Moran… bientôt un album

Avec une interprétation vibrante du célèbre chant d’esclaves, Sometimes I feel like a motherless child, le saxophoniste Archie Shepp & le pianiste Jason Moran révèlent un premier titre de leur album enregistré en duo. Annoncé pour le 05 février 2021, « Let My People Go » sortira sur Archieball, le label du saxophoniste. Un saxophone, un piano, une voix… des échanges poignants.

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2020 Jazz sous le sapin#2&3… Oddjob

2020 Jazz sous le sapin#2&3… Oddjob

Réunis autour du trompettiste Goran Kajfeš, les musiciens suédois du groupe Oddjob proposent du jazz pour petits et grands. Depuis ses débuts, ce collectif de musiciens suédois transforme en succès tout ce qu’il crée. En cette fin d’année 2020, le groupe de jazz accroche deux albums aux branches du sapin. « Jazzoo Vol. 1 & 2 », pour les plus jeunes et « Kong » pour tous les autres. De l’énergie et des ambiances multiformes. Du jazz scandinave qui groove.

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Alexis Avakian présente l’album « Hi Dream »

Alexis Avakian présente l’album « Hi Dream »

Un jazz de rêve (mé)tissé avec lyrisme et élégance

Le saxophoniste Alexis Avakian revient avec « Hi Dream ». Cet album très personnel gravé en quintet restitue les influences musicales du leader. Un jazz solide et lyrique métissé de subtiles influences arméniennes. Un répertoire sensible à l’esthétique élégante.

Pour l’album « Hi Dream » (Paris Jazz Underground/Absilone/Socadisc) sorti le 06 janvier 2017, Alexis Avakian a réuni l’équipe de son premier disque « Digging Chami ». Autour de lui on retrouve le pianiste Ludovic Allainmat, le contrebassiste Mauro Gargano, le batteur Fabrice Moreau et le doudoukiste Artyom Minasyan dont les accents timbrent de nostalgie les ambiances de quatre titres. On découvre ici le leader à la flûte et à la guitare. Fidèle au label du collectif Paris Jazz Underground, Alexis Avakian affirme une identité perceptible dans l’écriture et dans le son propre au groupe.

On pourrait traduire le titre du disque « Hi Dream » par Salut, Rêve … le rêve d’un enfant qui souhaite depuis toujours devenir musicien. Par ailleurs puisque « Hay » signifie arménien en arménien, ne pourrait-on pas aussi entendre qu’il s’agit d’un… Rêve Arménien. Il est vrai que ces deux sens conviennent autant l’un que l’autre. Libre à chacun de choisir mais en tout cas, la trame narrative et la substance musicale de l’album incitent vraiment au rêve. Hi Dream…!

« Hi Dream ». Onze titres pour un projet à l’esthétique raffinée. L’album fait alterner des ballades très fluides et lyriques, des morceaux plus tempétueux aux rythmiques toniques, des atmosphères très jazz et des ambiances plus influencées par la tradition musicale arménienne.

Pour « Hi Dream » le saxophoniste a peaufiné dix compositions originales et arrangé un thème traditionnel. La mère d’Alexis Avakian, joueuse de qanûn, lui a transmis la richesse culturelle arménienne. D’ailleurs certains titres de l’album témoignent avec sensibilité de cet héritage et l’on ressent en même temps la nostalgie et l’espérance de l’âme arménienne

On a rêvé sur Noubar, thème traditionnel arménien où Alexis Avakian embouche flûte et saxophone pour dialoguer avec le doudouk. On a vibré à l’écoute Boulevard des grands pins, dédié à la grand-mère du saxophoniste. Le titre évoque l’histoire de ce quartier de Marseille devenu une vraie « Petite Arménie ». De la même manière, Alexis Avakian fait un clin d’oeil à Glendale, la cité californienne qui compte une des plus grandes communautés arméniennes des USA mais le découpage rythmique très particulier sonne là plus franchement jazz, avec quelques sons de guitare que le saxophoniste pose à dessein.

Mais « Hi Dream » baigne aussi sa trame dans le jazz, un jazz plein de nuances où les musiciens peuvent laisser libre cours à leur inventivité et explorer des territoires variés. Per Gonzo rend compte de l’influence que, Jerry Bergonzi, le grand saxophoniste a exercée sur Alexis Avakian.

D’autres compositions rendent hommage à des personnes chères au saxophoniste. Ainsi l’album ouvre avec Adieu mon Drôle dédié à un peintre amoureux du jazz. On est ému par les chants du saxophone et du doudouk qui s’enroulent et dessinent un paysage mélancolique mais serein. Agnès, morceau délicat et pointilliste est dédié à celle qui soutient les projets du saxophoniste depuis 16 ans. Chalût Calvi fait aussi un clin d’oeil au directeur du Festival de Calvi, René Caumer très impliqué dans les projets du saxophoniste.

On frisonne à l’écoute de Minor Mood et son climat onirique et recueilli. On apprécie la délicatesse de Lullaby, murmurée uniquement par les souffles des saxophones, doudouk et flûtes qui mêlent leurs timbres avec élégance. Une berceuse dont la poésie éthérée met un point final à l’album.

En fait, on laisse tourner l’album en boucle et à chaque nouvelle écoute on découvrir de nouvelles nuances, de nouveaux accents, ….

Loin des étalages techniques exubérants, les musiciens mettent leur virtuosité et leur lyrisme au service d’une écriture moderne et subtile. Servi par des interprètes sensibles, « Hi Dream », un jazz métissé qui coule avec légèreté et dessine les contours d’un univers onirique et raffiné.

Pour apprécier en live la musique de l’album « Hi Dream »… Rendez-Vous à Paris, au Sunset, le 02 février pour écouter Alexis Avakian et son quintet. Sans oublier de visiter le site d’Alexis Avakian pour en savoir encore plus sur l’artiste et ses projets.
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