Emmanuel Borghi dévoile « Secret Beauty »

Emmanuel Borghi dévoile « Secret Beauty »

Voyage onirique et intimiste

Le pianiste Emmanuel Borghi dévoile un superbe album qui porte bien son nom, « Secret Beauty ». S’il convient de préserver la beauté de cette œuvre, il est essentiel de lever le secret sur cet album à partager sans limite. Puissent les portes de ce rêve enchanteur et serein s’ouvrir largement pour libérer sa musique pacifiée.

Couverture de l'abum "Secert Beauty" du pianiste Emmanuel BorghiSix ans après « Keys, Strings & Brushes » (Off/Believe) le pianiste et compositeur Emmanuel Borghi revient en trio piano-contrebasse-batterie avec son nouvel album « Secret Beauty » (Assai records/Socadisc/Believe) attendu le 04 mai 2018.

Le titre du nouvel opus reprend celui de la dernière composition gravée sur le précédent disque en trio. Ce clin d’oeil du pianiste relie ainsi ses deux albums enregistré en trio et souligne tout autant la continuité de son travail que son évolution et son renouvellement.

Avec Jean-Philippe Viret (contrebasse) et Philippe Soirat (batterie) le pianiste Emmanuel Borghi célèbre une musique lumineuse aux mélodies enchanteresses. « Secret Beauty » révèle les lignes envoûtantes d’une musique épurée et inspirée marquée par la prégnance de la mélodie. Un rêve enchanteur irradié de sérénité.

La trajectoire musicale du pianiste

Les univers sans frontière (jazz, pop, post rock…) dans lesquels Emmanuel Borghi s’est immergé témoignent de sa grande ouverture musicale et de son parcours dans des univers qui touchent autant au rock, post-rock, à la pop qu’au jazz.

Après avoir été pianiste du sextet de Simon Goubert dans les années 80, avoir collaboré de 1987 à 2008 aux différents projets de Christan Vander dont Magma (de 1998 à 2008), Offering, Welcome, Alien, Christian Vander Trio, Emmanuel Borghi intégre le Colletif Mu en 1996 et fonde « One Shot ». Il rejoint ensuite le NHX électro-jazz de Gaël Horellou.

Il crée ensuite le duo électro-pop Paghistree avec la chanteuse Himiko Paganotti. Ce duo évolue et devient le trio Slug avec le guitariste John Trap. En 2014, le pianiste et Himiko Paganotti créent le groupe « Himiko«  avec Bernard Paganotti (basse) et Antoine Paganotti (batterie).

Dans le même temps, Emmanuel Borghi prend part à différents groupes. Le « Borghi trio » avec Antoine Paganotti et Blaise Chevallier, un projet électrique, « David Prez-Emmanuel Borghi Electric Project » avec Simon Tailleu et Antoine Paganotti et « Caillou » de Philippe Gleize.

« Secret Beauty »

Au cœur de « Secret Beauty », six compositions du pianiste et deux du contrebassiste ainsi qu’une reprise de Steve Swallow, Eiderdown. Les  plages de l’album  s’enchainent avec une rare fluidité et l’on perçoit la complicité et la proximité des trois musiciens qui ont enregistré l’album en mars 2016.

Servi par la subtilité et les nuances du contrebassiste Jean-Philippe Viret et par le jeu discret tout en allitération et en suspension du batteur Philippe Soirat, le pianiste Emmanuel Borghi a toute latitude pour libérer sa musique des entraves de la pesanteur ce qu’il réussit avec succès.

Sur la pochette, des vers de John Greaves invitent … à s’imprégner de l’atmosphère de « Secret Beauty », à pénétrer dans son monde où nulle clef n’est requise, à pousser tranquillement la porte ouverte et à la refermer gentiment en partant. On suit ces conseils et l’on voyage au gré des neuf plages de « Secret Beauty ».

Impressions musicales

La délicate composition de Jean-Philippe Viret, Jour après jour, ouvre les portes d’un voyage imaginaire dans le monde intime et délicat du trio.

On pénètre dans l’univers lumineux de deux ballades composées par le pianiste Novembre et No More Lies. Le battement évanescent des balais et le jeu aérien de la contrebasse permettent au piano de développer la grande richesse de son chant onirique et mélodique.

Sur Novembre le piano dessine des lignes mélodiques d’une force picturale saisissante alors que son trait devient plus ciselé et son discours plus lumineux sur le tempo médium qu’impulse Entre deux rêves. On saisit alors la puissante alchimie qui unit piano et contrebasse.

On valse avec la tendre mélodie de La danse de Milo qui tournoie et inspire la contrebasse puis on s’envole sur Deux ailes pour gagner un ciel musical coloré de l’énergie que développe le pianiste en osmose parfaite avec ses compagnons.

On vibre au swing de Pourquoi pas ? où l’on perçoit des influences evansiennes dans le jeu du pianiste. La souplesse de la section rythmique propulse le piano en état d’apesanteur et stimule son lyrisme. Eiderdown groove du jeu brillant du piano et de la pulsation soutenue de la batterie. L’improvisation de la contrebasse confère au morceau un climat radieux.

On est saisi et enchanté par la beauté secrète de Changed qui termine l’album. Le piano joue seul face à lui-même, comme habité d’une sérénité et d’une paix intérieure. Il referme la porte de « Secret Beauty » dans un climat de tranquillité inouïe…qui incite à revenir plus tard.

Les neuf plages de « Secret Beauty » dessinent les contours d’un voyage onirique et intimiste. Les climats varient et enchantent. Tendre lyrisme des ballades et force maîtrisée des morceaux au tempo plus soutenu. Tout incite à la rêverie et concourt à la sérénité.

 
Pour s’imprégner live des atmosphères de « Secret Beauty » et retrouver Emmanuel Borghi, Jean-Philippe Viret et Philippe Soirat, deux rendez-vous se profilent. Le 11 mai 2018 à 21h au Triton, 1bis, rue du Coq Français, 93260, Les Lilas (Métro Mairie des Lilas) et à Eaubonne le 22 Mai 2018 à l’Orangerie.
Clin d’œil à Florian Pellissier Quintet & « Rio »

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Intitulé « Rio », le cinquième album du Florian Pellissier Quintet invite à un voyage vers des rivages apaisés, sensibles et élégants. Enregistré en quintet dans le New Jersey, dans le mythique studio de Rudy Van Gelder, l’opus navigue entre hard bop méditatif et douce poésie. Imprégné de groove et de musicalité, le répertoire enchante de bout en bout. La musique coule comme un fleuve, un rio, um rio…

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Coup de cœur pour « Kaboom » et Michel Meis 4tet

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Le quartet luxembourgeois du batteur Michel Meis annonce la sortie de son deuxième album, « Kaboom », avec en invité, le violoniste français Théo Ceccaldi. Le titre explosif de l’opus est en parfaite adéquation avec son contenu musical. Un jazz moderne, nerveux et dynamique où alternent mélodies accrocheuses et improvisations décapantes et inspirées. Avec un goût affirmé pour la diversité des ambiances et les structures complexes, la musique affirme son identité qui tranche avec les formats consensuels. A découvrir et à partager !

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Dmitry Baevsky présente « Soundtrack »

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Le saxophoniste Dmitry Baevsky présente son 9ème album, « Soundtrack ». En treize tableaux, l’altiste brosse l’album photo musical de son parcours de vie. Avec éclat et lyrisme, il parcourt l’histoire du jazz et délivre une musique au pouvoir narratif puissant.

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Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp XXL

Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp XXL

Le paroxysme d’un art musical festif

Avec l’album « Sauvage Formes » l’Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp XXL propose une musique ludique et libérée qui embrase les huit pistes du CD. Un trésor à faire résonner tous azimuts pour stimuler les tiédeurs bien-pensantes, dynamiter les faux-semblants et rendre jaloux les pseuso-novateurs.

Couverture de l'album "Sauvage Formes" de l'Orchestre Tout Puissant MArcel Duchamp XXLCréé en 2006, l’Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp (OTPMD) a fait vibrer les scènes, a bouleversé les repères des orchestres grand format, enregistré trois albums entre 2007 et 2014.

S’il a évolué, il a conservé son identité. Comme son nom l’indique, le groupe continue à emprunter à Marcel Duchamp cet état d’esprit provocateur générateur de révolte esthétique mais, son leader, Vincent Berthollet a voulu développer aussi l’autre partie du titre de cet orchestre qui se dit Tout Puissant.

Après s’être inventé sur scène en version XXL avec 14 musiciens, à l’occasion de ses 10 ans, c’est sous cette forme élargie que l’Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp XXL enregistre « Sauvage Formes » en octobre 2017. Le disque est produit par John Parish qui a supervisé enregistrement, mixage et mastérisation.

Sorti le 27 avril l’album « Sauvage Formes » (Les Disques Bongo Joe/L’Autre Distribution) est sidérant de dynamisme et d’incandescence. L’Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp XXL s’abreuve de l’énergie de la vie et en restitue l’essence. Dans un superbe désordre organisé les musiciens semblent comme habités par une exaltation frénétique. Ils déclenchent une musique transique qui envoute et frôle l’incandescence.

Format XXL

Hormis le violoncelle et l’alto, tous les instruments sont doublés, contrebasse, guitare, violon, marimba, batterie, trombone quant au chant il sonne puissance 14 puisque tous les membres de l’orchestre donnent de la voix, Vincent Bertholet et Seth Bennett (contrebasse), Joanna Burke et Liz Moscarola (violon), Aby Vuliamy (alto), Naomi Mabanda (violoncelle), Maël Salètes et Titi (guitare), Anne Cardinaud et Aida Diop (marimba), George Murray et Séni (trombone), Guillaume Lantonnet (percussions, batterie) et Wilf Plum (batterie).

42 minutes de musique festive

Coloré par un motif itératif porté par les marimbas, Blow Sauvage annonce la couleur. La voix s’en mêle et entraîne les cordes frottées et celles des guitares. Section rythmique et trombones portent l’invocation crescendo jusqu’au paroxysme.

Le tempo post-rock et les sons distordus de Sous mes Yeux se calment et ouvrent la porte à Across the Moor avec sa ligne de contrebasse récurrente, les percussions et le triangle inlassables qui précèdent un chant envoutant. Les trombones gonflent la matière sonore et invitent à une danse qui annonce l’arrivée des…Bêtes féroces venues en droite ligne de la savane africaine. Motif répétitif repris par les voix, un slam convoque les violons et la révolte salvatrice advient « nous avançons… nous sommes devenus des bêtes féroces de l’espoir ».

Tel un opéra pop et symphonique, The Unknown se métamorphose et tient en haleine. Percussions, marimbas, cordes, voix et trombones rugissants déroulent une musque scintillante qui éblouit et finit avec emphase.

Sur Lost and Found, le tempo binaire tendu par la section rythmique et les marimbas alterne avec une mélodie vocale fragile et cajoleuse que le motif des guitares pousse à évoluer en une sorte de chorale africaine au chant enivrant.

Le collectif des voix entonne Danser soi-même, une ballade/comptine où une voix d’homme développe une philosophie surréaliste autour de « Danser est le fin mot de vivre » mais il laisse le fin mot de l’histoire à la flute … On ne peut s’empêcher de croiser ces mots avec ceux de Jean Teulé sur « Entrez dans la danse »… gare au mauvais danseurs !

L’album se termine avec So We All Sauvage et son tapis sonore de cordes et de cuivres qui tourne en boucle. Les voix de femmes aux intonations nordiques se répondent en canon sur la mélodie trouée par les fulgurances des guitares. La tension monte, on se laisse gagner par la joie et l’allégresse et on se surprend à chanter avec l’OTPMD XXL.

« Sauvage Formes, un quatrième album que l’Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp XXL a voulu à l’image de son nom. Une musique sauvage mais domptée, un désordre très bien organisé qui un mouvement frénétique et exalté. La transe musicale incandescente est communicative et son énergie traverse l’album. On brûle d’écouter l’OTMD XXL sur scène avec son nouveau projet.

Clin d’œil à Florian Pellissier Quintet & « Rio »

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Intitulé « Rio », le cinquième album du Florian Pellissier Quintet invite à un voyage vers des rivages apaisés, sensibles et élégants. Enregistré en quintet dans le New Jersey, dans le mythique studio de Rudy Van Gelder, l’opus navigue entre hard bop méditatif et douce poésie. Imprégné de groove et de musicalité, le répertoire enchante de bout en bout. La musique coule comme un fleuve, un rio, um rio…

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Coup de cœur pour « Kaboom » et Michel Meis 4tet

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Le quartet luxembourgeois du batteur Michel Meis annonce la sortie de son deuxième album, « Kaboom », avec en invité, le violoniste français Théo Ceccaldi. Le titre explosif de l’opus est en parfaite adéquation avec son contenu musical. Un jazz moderne, nerveux et dynamique où alternent mélodies accrocheuses et improvisations décapantes et inspirées. Avec un goût affirmé pour la diversité des ambiances et les structures complexes, la musique affirme son identité qui tranche avec les formats consensuels. A découvrir et à partager !

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Clin d’œil à Sofie Sörman & « Vindarna »

Clin d’œil à Sofie Sörman & « Vindarna »

Rêverie singulière et enchanteuse

Après « Ripples », Sofie Sörman dévoile « Vindarna », son deuxième album chanté en suédois. Servie par un trio jazz du meilleur cru, la voix limpide et claire de la chanteuse semble enracinée dans les traditions populaires de son pays d’origine. Porteuse à la fois de fragilité et de force, la musique respire la fraîcheur et creuse un sillon singulier et enchanteur.

Couverture de l'album "Vindarna" de Sofie SormanLe 27 avril 2018, la chanteuse Sofie Sörman sort « Vindarna » (21Lab - Socadisc) son deuxième album. Dans son pays de naissance le chant fait partie intégrante de la vie. Sa condition d’artiste expatriée loin de sa terre native ajoutée à la naissance de sa fille, a sans doute contribué au choix que fait Sofie Sörman de s’exprimer uniquement dans sa langue d’origine.

La dimension acoustique de la musique et l’articulation propre au Suédois participent à la singularité de cet album de jazz dont on est tenté de dire qu’il s’agit de jazz suédois estampillé français.

Servie par un trio acoustique de musiciens attentifs et réactifs Sofie Sörman promène son chant entre les frontières des musiques traditionnelles de son pays, la pop musique et le jazz sensible et poétique que tissent Armel Dupas au piano, Joan Eche-Puig contrebasse et Karl Jannuska à la batterie. La pureté de la voix tisse de délicates lignes de chant qui explorent toutes les dimensions de l’univers ouvert par le trio.

Sur Vindarna souffle un léger vent chargé d’allégresse et de poésie qui fait respirer la musique. La voix lumineuse et sereine fait vibrer Visa fran jarna, dalarna d’une souple mélancolie.

On tournoie sur Horgalaten, ritournelle swinguante et poignante dont le motif répétitif tourne sans fin comme un diable joueur. Sur Din angels sang, la chanteuse incarne la voix des anges qui inspirent une improvisation délicate et poétique au pianiste. Visa i molom invite à la rêverie alors que I skogens djupa stilla ro incite au recueillement et à l’émotion.

La pulsation binaire et métronomique de la batterie sur Leva nu permet à la chanteuse de se promener sur les accords suspendus du pianiste. De sa douce voix la chanteuse caresse la mélodie de Tystare an natten accompagnée par le jeu dépouillé du piano et de la contrebasse. Le sautillant Under ronn och syren célèbre les éléments naturels.

Après une note répétée par le piano et la contrebasse, la voix pure et sans artifice cède l’espace au jeu spirituel du piano qui transforme Grimasch om morgonen en méditation. Vals till Sia, la tendre mélodie écrite par Armel Dupas, se transforme en une berceuse romantique qui célèbre la naissance de la fille de Sofie Sörman. Fragile et pure, la voix vibre d’une tendre émotion.

Loin des standards habituels, « Vindarna » interpelle par sa singularité. La voix vibrante de Sofie Sörman. expose sa fragilité mais affirme sa force soutenue par le jazz délicat d’un trio minimaliste.

 

Rendez-vous à Paris le 22 mai 2018 à 21h au Sunside dans le cadre du Festival Vocal 21ème édition pour écouter live Sofie Sörman (chant), Armel Dupas (piano), Joan Eche-Puig (basse) et Karl Jannuska (batterie).
Clin d’œil à Florian Pellissier Quintet & « Rio »

Clin d’œil à Florian Pellissier Quintet & « Rio »

Intitulé « Rio », le cinquième album du Florian Pellissier Quintet invite à un voyage vers des rivages apaisés, sensibles et élégants. Enregistré en quintet dans le New Jersey, dans le mythique studio de Rudy Van Gelder, l’opus navigue entre hard bop méditatif et douce poésie. Imprégné de groove et de musicalité, le répertoire enchante de bout en bout. La musique coule comme un fleuve, un rio, um rio…

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Coup de cœur pour « Kaboom » et Michel Meis 4tet

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Dmitry Baevsky présente « Soundtrack »

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Eliane Elias revient avec « Music from Man Of La Mancha

Eliane Elias revient avec « Music from Man Of La Mancha

Des climats instrumentaux captivants

Le 04 mai 2018, Eliane Elias revient avec l’album « Music from Man Of La Mancha » enregistré en 1995 avec deux combos différents. Un opus instrumental entre jazz et musiques latino-brésiliennes. Les arrangements lumineux mettent en valeur le jeu énergique et sensuel de la pianiste.

Après un Grammy obtenu en 2015 pour « Made in Brazil » et un autre pour « Dance of Time » en 2017, la pianiste brésilienne Eliane Elias revient le 04 mai 2018 avec « Music from Man of La Mancha » (Concord/Universal), un album instrumental qu permet d’apprécier ses talents d’arrangeuse, de pianiste et d’improvisatrice.Eliane Elias revient avec l'album "Music From Man of la Mancha"

Vingt-huit ans séparent l’enregistrement et la sortie du 26ème album de la carrière d’Eliane Elias. En effet, « Music from Man Of La Mancha » a été gravé en 1995 mais pour des raisons contractuelles le disque n’est pas sorti au moment de l’enregistrement. Le temps a passé, la pianiste Eliane Elias a eu la brillante carrière que l’on connait et Mitch Leigh, compositeur de l’œuvre originale est décédé en 2014. Le plaisir n’en est que plus grand de découvrir cet album somptueux.

Le projet

A l’origine, c’est Mitch Leigh, le compositeur de la musique de « Man Of La Mancha » crée à Broadway en 1964 qui sollicite lui-même Eliane Elias. Après avoir succombé à l’écoute de son superbe album « Eliane Elias plays Jobim » sorti en 1990 chez Blue Note, il lui demande de concevoir des arrangements pour sa propre musique et lui laisse carte blanche.

Il confie une copie de la musique originale à Eliane Elias qui après écoute retient neuf titres. Elle accepte de s’engager dans le projet, d’enregistrer et de devenir coproductrice d’un album pour lequel Mitch Leigh lui accorde une absolue liberté artistique.

Les musiciens

Eliane Elias a recours à deux combos différents dans lesquels elle tient le piano. De principe, elle reconduit le trio présent sur « Eliane Elias plays Jobim »  avec le contrebassiste Eddie Gomez et le batteur Jack DeJohnette à qui elle confie cinq plages.

Pour les quatre autres morceaux du répertoire, elle se tourne vers le contrebassiste Marc Johnson et le batteur Satoshi Takeishi, musiciens avec lesquels elle travaille alors.

Elle sollicite le percussionniste Manolo Badrena pour poser ses couleurs rythmiques et sonores sur huit des neuf pièces de cet album instrumental.

L’album

Eliane Elias fait le choix de rester au plus près des mélodies dont elle préserve le message musical. Par contre elle prend le parti de centrer ses arrangements sur les climats harmoniques et rythmiques qu’elle va faire varier au fil des neuf plages de l’album.

En effet, chaque morceau est traité de manière individuelle. Eliane Elias diversifie les ambiances tout en ménageant des interactions entre les pièces. Pour créer des dynamiques différentes, elle s’appuie sur les points forts de chaque trio, sur les talents individuels de chaque instrumentiste et improvisateur et sur la richesse de leurs échanges. 

Les arrangements se distinguent par leur richesse et leurs variations. Elle ajoute des introductions, invente des interludes, combine et harmonise les modulations, déconstruit et reconstruit les séquences rythmiques jusqu’à obtenir des climats mouvants aux couleurs contrastées. Chaque morceau est traité de manière différente ce qui ajoute encore de la diversité à profondeur des textures musicales.

Si Eliane Elias fait preuve d’une maîtrise totale sur les climats harmoniques et la texture rythmique, elle continue par ailleurs à impulser la direction musicale du projet à partir de son clavier. Virtuose et inspirée, elle développe un jeu de piano qui impressionne par son énergie et ses nuances. Au fil du répertoire elle réussit le tour de force de renouveler son expression pianistique .

Impressions musicales

Les deux premiers titres de l’album présentent les trios. Deux arrangements contrastés conçus en écho autour d’un thème commun. Entourée de Marc Johnson à la contrebasse, Satoshi Takeishi à la batterie et Manolo Badrena aux percussions, Eliane Elias insuffle l’allégresse à To each His Dulcinea. La fougue percussive du tempo partido alto transforme le thème en une samba jazz peu conventionnelle.

Sur Dulcinea, le climat évolue et devient romantique. Une ballade aux riches harmonies où, entourée d’Eddie Gomez et Jack DeJohnette, la pianiste développe un jeu sensible.

What Does He Want of Me rayonne de soleil. Une bossa nova prise sur un tempo médium où le jeu de la pianiste enivre par le balanço et la légèreté de ses phrases.

De facture plus moderne, The Barber’s Song se rapproche du baião. Avec audace la pianiste disjoint les rythmes. Les accords funky de la main droite harmonisent la mélodie déroulée par la main gauche. Les bigarrures colorées des percussions assurent un groove qui ne manque pas de délicatesse.

Les bizarreries rythmiques du tempo ternaire de It’s All the Same font ressortir la technicité et la vélocité du piano. Après la légèreté du début, le morceau prend des teintes passionnées. Un solo expressif de la contrebasse fait appréhender l’imminence d’un drame qui ne survient pas puisque tout rentre dans l’ordre avec un retour au thème arc-en-ciel du début.

Avec I’m Only Thinking Of Him on s’immerge dans un bain de latin jazz absolu. Sur un tempo impair, le jeu contrasté du piano invite à entrer dans une danse frénétique à peine retenue à laquelle succombe la contrebasse irradiée d’énergie.

La batterie enflamme Man Of La Mancha et embarque le morceau sur les vagues d’un rythme envoutant. Habillé des brillantes couleurs de la samba, The Impossible Dream vibre sous le flux des cadences syncopées et des décalages rythmiques.

L’album se termine avec A Little Gossip pris sur le rythme vibrant du frevo. A chaque instant on s’attend à entendre entrer le souffle bouillonnant d’un saxophone rollinsien. Ambiance de carnaval endiablée qui appelle à entrer dans une danse frénétique.

Eliane Elias parvient à dépayser la partition de « Music From Man of La Mancha » dans le monde d’un jazz latin qui projette rythmes et couleurs du Brésil sur les thèmes de Broadway. Les climats fluctuent entre calme et amour, oscillent entre romantisme et passion. Une absolue réussite.

Clin d’œil à Florian Pellissier Quintet & « Rio »

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Dmitry Baevsky présente « Soundtrack »

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ONJ… à l’aube d’une nouvelle mandature

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Concerts et Albums à venir

2018, dernière année du mandat d’Olivier Benoit à la tête de l’ONJ. Outre son ambitieux projet Europa, il a œuvré pour le Label ONJ Records et soutenu les projets de musiciens via l’ONJ Fabric. En attendant le nom de la première/du prochain chef(fe) d’orchestre, on se réjouit de l’actualité chargée de l’ONJ.

ONJ, le logoLe mandat du guitariste et compositeur Olivier Benoit nommé en janvier 2014 à la tête de l’Orchestre National de Jazz (ONJ) se termine en décembre 2018. Inspiré par une énergie créatrice ouverte,

Avec les musiciens de son orchestre, il a mené et réussi l’ambitieux projet EUROPA immortalisé sur quatre albums :  « Europa Paris » (février 2014), « Europa Berlin » (novembre 2014), « Europa Rome » (juin 2015) et pour finir en 2017, « Europa Oslo » (2017), projet passionnant et magnétique.

Avant fin de 2018, l’ONJ et ses musiciens réservent encore de belles surprises. Des concerts et plusieurs albums du Label ONJ Records dont le coffret CD/DVD « ONJ-Concert Anniversaire des 30 ans »… et d’autres encore !

Concerts à venir

Après les concerts du début d’année, l’ONJ ne baisse pas la garde, mobilise toute son énergie et se produit jusqu’à la fin de l’année.

« Europa Oslo + Création Vidéo Romain Al’l

Le 21 juin 2018, dans le cadre de la Fête de la Musique et le 22 juin 2018 à 19h30, l’ONJ retrouve la scène du Carreau du Temple le temps de deux soirées au cours desquelles l’ONJ invite le vidéaste et performer Romain Al’l pour une création autour du programme « Europa Oslo ».

La performance live de l’artiste va se déployer en écho et au fil des neuf pièces du répertoire composé par Olivier Benoit. Une dimension scénique inédite à prévoir avec la complicité de la chanteuse Maria Laura Baccarini qui porte les textes du poète osloïte Hans Petter Blad.

A 18h le 21 juin 2018 on peut aussi écouter la Fanfare au Carreau dirigée par le tromboniste Fidel Fourneyron.

L’ONJ « Europa Oslo »

L’ONJ prévoit d’autres concerts pour la fin d’année, le 06 août 2018 au festival UnoJazz de San Remo (Italie), à Brême (Allemagne) pour la MusikFest le 07 septembre 2018 et le 08 novembre 2018 à Tours dans le cadre du Festival Emergences.

« Le Jour juste avant l’Océan » (Création)

Le vendredi 29 juin à 20h en l’Église Sainte Marie-Madeleine de Genevilliers, l’ONJ propose « Le Jour juste avant l’Océan », une création avec l’Ensemble Multilatérale. Le compositeur français établi à Berlin, Raphaël Cendo, est le maître d’œuvre de cette ambitieuse rencontre. Le chœur Les Métaboles, porte la parole de différents textes tirés de l’œuvre de l’auteur et metteur en scène Rodrigo Garcia.

La création rapproche les musiciens de l’Ensemble Multilatérale tenants de l’écrit musical et les musiciens de l’ONJ représentants de l’improvisation. Entre eux, six chanteurs de l’Ensemble Les Métaboles oscillent entre les deux langages. Ce concert recèle la promesse d’une catharsis radicale qui abolit les frontières des arts. 

Et encore…

Le 28 mai 2018, à la Dynamo de Banlieues Bleues de Pantin se profile la soirée ONJ Records avec les concerts de sortie des albums, « Rebirth Reverse » de Fabrice Martinez-Chut ! et « Animal » de Fidel Fourneyron.

ONJ Records annonce

Coffret CD/DVD « ONJ - Concert Anniversaire 30 ans »

ONJ, Concert Anniversaire 30 ans, la couverture de l'albumONJ Records invite à revivre le Concert anniversaire des 30 ans de l’ONJ donné le 02 septembre 2016 à la Cité de la musique de Paris, dans le cadre de Jazz à La Villette. Les musiciens de l’ONJ d’Olivier Benoit conduits par les onze directeurs de l’ONJ ont interprété sur scène un morceau emblématique du répertoire de chacun des orchestres.

Aux côtés des musiciens de l’ONJ, des élèves du CNSM de Paris, l’Académie norvégienne de musique où a résidé l’ONJ pour créer son programme « Europa Oslo » et les chanteuse Elise Caron et Yaël Naim.

Avec le concours de Radio France et Oléo Films, ces musiques sont publiées le 27 avril 2018 dans le coffret CD/DVD  « ONJ - Concert Anniversaire des 30 ans » (ONJ Records/L’autre Distribution) qui permet de saisir la diversité des musiques des onze formations de l’ONJ,  de1986 à aujourd’hui

Onze pistes reprennent les musiques sur le CD. Le livret informe avec précision sur la dimension historique de l’ONJ. Le DVD présente le concert  et de courts interviews des différents directeurs de l’ONJ.

De François Jeanneau (1986)…

en passant par Antoine Hervé (1987-1989), Claude Barthélemy (1989-1991), Denis Badault ((1991-1994), Laurent Cugny (1995-1997), Didier Levallet (1997-2000), Paolo Damiani (2000-2002), Claude Barthélemy (2002-2005), Franck Tortiller (2005-2008), Daniel Yvinec (2008-2013) jusqu’à Olivier Benoit (2014-2018)…

On constate que la rétrospective musicale en forme de suite chronologique met en évidence en même temps la continuité historique des langages développés par les ONJ successifs mais aussi la richesse de leurs différences. L’occasion où jamais de saisir l’identité plurielle du jazz hexagonal de l’ONJ qui n’en finit pas de se renouveler !

En mai 2018…

Après la force saisissante de « Palimpseste » de Sylvain Daniel, deux albums de musiciens de l’ONJ sont annoncés pour le 25 mai 2018, « Rebirth Reverse », le nouvel opus du trompettiste/bugliste Fabrice Martinez Chut! et « Animal » du tromboniste Fidel Fourneyron.

Heureux les privilégiés qui, depuis 2014, ont pu voir sur scène les musiciens de l’ONJ d’Olivier Benoit. De nombreux amateurs de jazz déplorent de n’avoir pu profiter de leur musique live durant ces quatre années. On se questionne à l’occasion sur le peu d’appétence des programmateurs français pour faire découvrir la musique de cet orchestre, fleuron du jazz français. Par bonheur demeurent les albums, même si rien ne remplace la musique vivante.

Clin d’œil à Florian Pellissier Quintet & « Rio »

Clin d’œil à Florian Pellissier Quintet & « Rio »

Intitulé « Rio », le cinquième album du Florian Pellissier Quintet invite à un voyage vers des rivages apaisés, sensibles et élégants. Enregistré en quintet dans le New Jersey, dans le mythique studio de Rudy Van Gelder, l’opus navigue entre hard bop méditatif et douce poésie. Imprégné de groove et de musicalité, le répertoire enchante de bout en bout. La musique coule comme un fleuve, un rio, um rio…

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Coup de cœur pour « Kaboom » et Michel Meis 4tet

Coup de cœur pour « Kaboom » et Michel Meis 4tet

Le quartet luxembourgeois du batteur Michel Meis annonce la sortie de son deuxième album, « Kaboom », avec en invité, le violoniste français Théo Ceccaldi. Le titre explosif de l’opus est en parfaite adéquation avec son contenu musical. Un jazz moderne, nerveux et dynamique où alternent mélodies accrocheuses et improvisations décapantes et inspirées. Avec un goût affirmé pour la diversité des ambiances et les structures complexes, la musique affirme son identité qui tranche avec les formats consensuels. A découvrir et à partager !

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Dmitry Baevsky présente « Soundtrack »

Dmitry Baevsky présente « Soundtrack »

Le saxophoniste Dmitry Baevsky présente son 9ème album, « Soundtrack ». En treize tableaux, l’altiste brosse l’album photo musical de son parcours de vie. Avec éclat et lyrisme, il parcourt l’histoire du jazz et délivre une musique au pouvoir narratif puissant.

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Concert de sortie de l’album « Theorem of Joy »

Concert de sortie de l’album « Theorem of Joy »

Entre sauvagerie maîtrisée et éthers poétiques

Au croisement de nombreuses esthétiques musicales la musique de « Theorem of Joy » parvient à façonner un univers qui surprend et charme à la fois. Le 02 mai 2018 à Paris au Studio de l’Ermitagees musiciens fêtent la sortie de leur album. C’est l’occasion de s’immerger dans leur monde singulier.

Après plus de deux années d’existence et de nombreux concerts à leur actif, avec le soutien de plusieurs structures et deux résidences au Baiser Salé puis au Rocher de Palmer, le contrebassiste Thomas Julienne a sorti « Theorem of Joy », le premier album de son groupe, le 06 avril 2018 chez Inouïe Distribution.

« Theorem of Joy » surprend et charme

Couverture de l'album "Theorem of Joy" du contrebassiste Thomas JuliennePar ses contrastes entre sauvagerie maîtrisée et rêverie éthérée, l’album surprend et charme à la fois. C’est le moins qu’on puisse attendre au regard de la promesse de son titre, « Theorem of Joy ». De fait, le disque tient ses engagements. Ambiances orientales et atmosphères zen s’intercalent entre climat post-rock paroxystique et lignes incantatoires tendues.

A la tête de son arbre à cinq branches, Thomas Julienne a composé l’ensemble des titres de l’opus et a confié l’écriture des textes à Camille Durand aka Ellinoa. Impliquée dans ce projet, la chanteuse fait exploser le palette sonore de sa voix plus encore que sur le jazz ébouriffant de son Wanderlust Orchestra.

L’instrumentation du groupe joue à fond sur les cordes. Cordes vocales, cordes de la contrebasse mais aussi celles des violons de Boris Lamérand et de la guitare de Thomas St Laurent. Les percussions, peaux et cymbales du batteur Tom Peyron assurent le socle essentiel sur lequel se croisent les cordes.

Les ambiances de titres essentiels de l’album doivent aussi beaucoup aux invités qui joignent leurs instruments et prêtent leurs talents à la musique. Le saxophone soprano de Maxime Berton, les flûtes d’Émilie Calmé, la clarinette de Mohamed Najem. On note aussi la participation du quatuor à cordes « Les enfants d’Icare » auquel participe Boris Lamérand.

Impressions musicales.

Entre les envolées de la voix et du saxophone soprano du titre d’ouverture, To forgive, et le calme du poétique et serein Forest cafe qui termine l’album, « Theorem of Joy » navigue entre plages oniriques et falaises enrockées.

Après le climat incantatoire de la flûte, les effets de distorsion de la guitare tendent jusqu’à la transe le climat de Hope to sea you qui capte l’attention de bout en bout. On est secoué par l’ambiance orientale et la puissance de la voix qui enfourche son tapis volant pour rejoindre les contrées imaginaires merveilleuses d’Impostor.

On vibre au climat contemporain de Two lines où violon et voix croisent leurs lignes de chant et on capte avec bonheur la respiration zen de Relax if you can. Sur Feuilles jaunes on se laisse caresser par la douce poésie et le souffle du chant, vent imprévisible que tente de dompter la contrebasse.

Instaurée par la voix diaphane et la stridence des cordes, l’ambiance fantomatique de Ghost précède le climat étrange et cauchemardesque de Ghost part 2 qui malaxe les expressions bruitistes de la voix et bidouille les sons dans un cadre rythmique mené rondement par la batterie et les riffs réitératifs guitare.

Sur Sablier, la voix ensorcelante de la chanteuse et le chorus lyrique de la guitare devenue onirique suggèrent à merveille l’écoulement du temps ponctué par les mailloches sur les cymbales et les peaux.

Après avoir savouré la musique de « Theorem of Joy », on se réjouit de retrouver Thomas Julienne, Ellinoa, Boris Malérand, Thomas St Laurent, Tom Peyron et tous les invités du disque, au Studio de l’Ermitage le 02 mai 2018 à 21h pour le concert de sortie de l’album dont « Les enfants d’Icare » assurent la première partie.

Clin d’œil à Florian Pellissier Quintet & « Rio »

Clin d’œil à Florian Pellissier Quintet & « Rio »

Intitulé « Rio », le cinquième album du Florian Pellissier Quintet invite à un voyage vers des rivages apaisés, sensibles et élégants. Enregistré en quintet dans le New Jersey, dans le mythique studio de Rudy Van Gelder, l’opus navigue entre hard bop méditatif et douce poésie. Imprégné de groove et de musicalité, le répertoire enchante de bout en bout. La musique coule comme un fleuve, un rio, um rio…

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Coup de cœur pour « Kaboom » et Michel Meis 4tet

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Le quartet luxembourgeois du batteur Michel Meis annonce la sortie de son deuxième album, « Kaboom », avec en invité, le violoniste français Théo Ceccaldi. Le titre explosif de l’opus est en parfaite adéquation avec son contenu musical. Un jazz moderne, nerveux et dynamique où alternent mélodies accrocheuses et improvisations décapantes et inspirées. Avec un goût affirmé pour la diversité des ambiances et les structures complexes, la musique affirme son identité qui tranche avec les formats consensuels. A découvrir et à partager !

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Le saxophoniste Dmitry Baevsky présente son 9ème album, « Soundtrack ». En treize tableaux, l’altiste brosse l’album photo musical de son parcours de vie. Avec éclat et lyrisme, il parcourt l’histoire du jazz et délivre une musique au pouvoir narratif puissant.

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