Décès du guitariste John Abercrombie

Décès du guitariste John Abercrombie

Un grand improvisateur disparaît

Décédé le 22 août 2017, le guitariste John Abercrombie laisse un grand vide dans le monde du Jazz. Musicien du label ECM depuis 1974, son jeu fluide et aérien se caractérise par une sensibilité et une musicalité sans pareilles.

Né en 1944 à Port Chester dans l’état de New York, John Abercrombie a commencé la guitare à l’âge de 14 ans. Attiré par le rock et le blues, il s’est très vitre orienté vers le jazz après avoir écouté Barney Kessel. A l’issue d’un cursus au Berklee College of Music de Boston, il s’installe à New York et se fait remarquer sur les scènes du jazz.

En 1974, il enregistre « Timeless », son premier album chez ECM avec Jack DeJohnette et Jan Hammer. En 1975, il grave le premier disque du trio Gateway, un groupe au leadership collectif composé de DeJohnette et Dave Holland. A la fin des années 70, John Abercrombie enregistre trois albums chez ECM avec son premier quartet composé de Richie Beirach, George Mraz et Peter Donald.

Le guitariste a participé à plus d’une cinquantaine de séances ECM, sous son nom mais aussi aux côtés de prestigieux musiciens tels que Jack DeJohnette, Kenny Wheeler (« Deer Wan »), Enrico Rava (« The Pilgrim and the Stars »), Jan Garbarek (« Eventyr »), Ralph Towner ou encore Charles Lloyd (« The water is wide »).

Son goût pour Jim Hall et Wes Montgomery, ses principales influences, n’ont pas empêché son intérêt pour l’exemple libérateur d’Ornette Coleman et de Jimi Hendrix et son profond attachement au le sens du lyrisme de Bill Evans. John Abercrombie a aimé jouer librement mais a aussi pratiqué les standards. C’est ainsi que dans ses albums on retrouve cette double influence.

Le guitariste a progressivement pris ses distances avec le jazz-rock de ses débuts et le jeu rapide et technique associé à ce style. Au fil des années il exploré des espaces sonores plus larges aux tonalités impressionnistes. Ainsi durant les quinze dernières années il a abandonné le médiator au profit du contact direct du pouce avec la corde et ainsi son jeu est devenu plus doux, son phrasé plus fluide et sa sonorité plus chaude. Ses improvisations limpides n’en sont pas moins demeurées incisives et riches.

De la large discographie de John Abercrombie chez ECM, on souhaite évoquer son dernier album « Up and Coming », sorti le 23 janvier 2017 et enregistré aux Studios Avatar de New York en compagnie du producteur Manfred Eicher. A la réécoute de l’album on est frappé par sa lumière quasi-crépusculaire.

Il s’agit du second enregistrement de John Abercrombie avec le pianiste Marc Copland, le contrebassiste Drew Gress et le batteur Joey Baron après « 39 Steps ». Les huit plages restituent une ambiance teintée d’un lyrisme mélodique inouï et de subtilités harmoniques et rythmiques. Cinq compositions originales du guitariste, deux thèmes de Marc Copland et la reprise de Nardis de Miles Davis aux accents evansiennes.

Clin d’œil à Thomas Enhco & « Thirty »

Clin d’œil à Thomas Enhco & « Thirty »

Dans « Thirty », le pianiste Thomas Enhco déploie son art entre jazz et classique. L’album comprend sept nouvelles créations en piano solo et le premier Concerto pour Piano et Orchestre du pianiste, accompagné par l’Ensemble Appassionato sous la direction de Mathieu Herzog. La musique coule avec naturel et captive par ses nuances.

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A Vaulx Jazz #31… du 11 au 30 mars 2019

A Vaulx Jazz #31… du 11 au 30 mars 2019

La 31ème édition du festival A Vaulx Jazz approche à grands pas ! Attendu depuis 2017 par tous les amateurs de jazz de la région Rhône-Alpes Auvergne, cet évènement sonne le retour du jazz à Vaulx-en-Velin. Du 11 au 30 mars 2019, la programmation promet surprises et réjouissances en tous genres. Il y en aura pour tous les publics.

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Clin d’œil à Laurent Dehors & « Moutons »

Clin d’œil à Laurent Dehors & « Moutons »

Avec son nouvel album « Moutons », Laurent Dehors poursuit son chemin, toujours à distance des musiques formatées. Le titre de l’album annonce d’ailleurs la couleur. Pas question de compter sur lui pour proposer un album qui plaise au troupeau des moutons qui broutent et remâchent des nourritures musicales consensuelles et lisses. « Moutons »… c’est réjouissant et vivifiant en diable !

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Label ECM-Focus9-Août 2017 – Ambiances

Label ECM-Focus9-Août 2017 – Ambiances

« Tangents », « Far From Over », « Incidentals »

« Label ECM-Focus9 » propose de découvrir trois nouveaux albums ECM à paraître le 25 août 2017. « Tangents » du Gary Peacock Trio, « Far From Over » du Vijay Iyer Sextet et « Incidentals » du Tim Berne’s Snakeoil. Trois esthétiques. Trois ambiances.

Annoncés pour le 25 août 2017, les trois albums présentés dans ce « Label ECM-Focus9 » témoignent de la volonté du Label ECM et de son producteur Manfred Eicher de soutenir et promouvoir des musiques dont le propos est de servir la création et l’innovation. Les musiciens demeurent libres et au centre du processus créatif. Ainsi les albums ECM restituent des expressions plurielles et fort différentes, tant au niveau de l’écriture que de l’interprétation. Chaque album se distingue par sa propre esthétique et son ambiance musicale singulière.

« Tangents » est le second album que le contrebassiste Gary Peacock a enregistré comme leader du trio qui réunit autour de lui le pianiste Marc Copland et le batteur Joye Baron. « Now This », le précédent album du Gary Peacock Trio, remonte à 2015.

Compter les participations de Gary Peacock sous le label ECM relève du défi. En effet le contrebassiste a enregistré aux côtés de nombreux artistes du catalogue ECM. Certes on le trouve associé à John Surman, Tony Oxley et Paul Bley ou encore en duo avec Paul Motian, Ralph Towner ou Marilyn Crispell. On n’oublie pas non plus l’album « Voice from the Past-Paradigm » enregistré en 1982 et réédité en 2016 où Gary Peacock joue avec Jan Garbarek, Tomasz Stanko et Jack DeJohnette. Impossible par ailleurs d’omettre les nombreux enregistrements gravés chez ECM par le trio qu’il constituait avec Keith Jarrett et  Jack DeJohnette.

Gary Peacock fait partie de ceux qui ont repensé le rôle de la contrebasse dans le jazz. Il s’est toujours fait entendre comme une voix mélodique indépendante. Il a décliné ce concept au sein de tous les groupes historiques auxquels il a participé et continue aujourd’hui à le faire au sein de son trio

Cinq titres de « Tangents » sont à porter au crédit de Gary Peacok dont le morceau qui donne son titre à l’album mais Joye Baron et Marc Copland ont aussi contribué au répertoire à raison d’un titre pour le premier et de deux pour le second. Le trio revisite aussi Blue in Green de Miles Davis et Spartacus, thème composé par Alex North pour le film de Stanley Kubrick.

Enregistré en mai 2016, « Tangents » est produit par Manfred Eicher.

« Tangents ». Une musique équilibrée et nuancée, raffinée et suspendue. Les improvisations du trio dessinent des paysages brumeux propices à la rêverie. Du swing impressionniste, des vibrations caressantes, des couleurs délicates. Aquarell’jazz.

C’est une ambiance plus intrigante que propose le second album de ce « Label ECM-Focus9 ». Avec « Far from Over » le pianiste/claviériste et compositeur Vijay Iyer offre son cinquième album à ECM depuis 2014. Le leader affirme les contours de son esthétique à la tête de son dynamique sextet d’un format plutôt classique, piano/clavier, contrebasse, batterie, saxophone alto, saxophone ténor, trompette.

Constituée du contrebassiste Stephan Crump et du batteur Tyshawn Sorey, la solide section rythmique soutient un trio de soufflants virtuoses et favorise leur expression. Ainsi, le saxophoniste alto Steve Lehman, le saxophoniste ténor, Mark Shim et le trompettiste Graham Haynes (fils de Roy) ont toute latitude pour improviser. La sensibilité de la trompette s’allie aux nuances profondes du saxophone ténor et aux sonorités acerbes de l’alto.

Le pianiste Vijay Iyer a composé les dix plages de l’album. Digne héritier de Monk, le pianiste pilote, organise les césures et dompte les rythmes qu’il s’agisse des séquences explosives de Down to the Wire et Good on the Ground, des atmosphères embrumées de Wake ou encore du funk musclé de Nope. Sur Far From Ever, le leader guide la réflexion musicale du sextet vers des limbes extatiques.

L’atmosphère étrange du très court End of The Tunnel rappelle les ambiances électriques davisiennes des années 60. En trio, le pianiste affecte un climat dramatique au titre For Amari Baraka dédié au poète Afro-Américain Everett LeRoi Jones. Sur Threnody, les musiciens unissent leurs lamentations jusqu’à la catharsis.

Enregistré en 2017 aux « Avatar Studios » de New-York, l’album « Far From Over » est produit par Manfred Eicher.

« Far from Over ». Une esthétique singulière entre énergie et sensibilité. Aves ardeur, les participants apportent leur contribution à une lutte musicale enfiévrée qui se colore de textures abstraites ou mélodiques. Un concentré de furie maîtrisée.

« Incidentals ». Troisième album, troisième ambiance évoquée dans ce « Label ECM-Focus9 ». Formation sans bassiste, Snakeoil réunit aux côtés de l’altiste, le guitariste Ryan Ferreira, le clarinettiste Oscar Noriega, le pianiste Matt Mitchell et le batteur/vibraphoniste Ches Smith.

Figure incontestée de la scène américaine d’avant-garde, l’altiste Tim Berne marque de son empreinte une musique à la pointe du  jazz moderne. C’est la quatrième fois que le saxophoniste grave en compagnie du Snakeoil et la seconde fois en quintet après « You’ve Been Watching Me » paru en 2015.

Sur « Incidentals », cinq plages dont SideShow, une épopée de 26 minutes où piano, saxophone, clarinette et guitare élèvent leur discours au-dessus du tonnerre de la batterie. La teneur de la musique est dense et puissante. Son écoute constitue une expérience singulière dont on ne sort pas indemne.

Au cœur de la musique. L’improvisation. Des motifs, des thèmes développés, déconstruits, transformés, réinventés. Les musiciens jouent avec la matière qu’ils malaxent comme l’ont fait en leur temps, ceux de l’AACM . L’espace sonore se dilate et se tend. Construction collective la musique canalise sa force et restitue une puissance inouïe. Viscérale et intellectuelle à la fois, elle propose des harmonies complexes, des phases lyriques, des expressions échevelées.

Enregistré en décembre 2014 à New-York dans les locaux du « ClubHouse », l’album est produit par Manfred Eicher.

« Incidentals ». Une musique sinueuse et labyrinthique. Une matière rugueuse aux textures flottantes. Des climats futuristes et des nappes sonores à couper le souffle.

On se retrouve bientôt dans un billet « Label ECM-Focus10 » pour explorer d’autres enregistrements du Label ECM.

Clin d’œil à Thomas Enhco & « Thirty »

Clin d’œil à Thomas Enhco & « Thirty »

Dans « Thirty », le pianiste Thomas Enhco déploie son art entre jazz et classique. L’album comprend sept nouvelles créations en piano solo et le premier Concerto pour Piano et Orchestre du pianiste, accompagné par l’Ensemble Appassionato sous la direction de Mathieu Herzog. La musique coule avec naturel et captive par ses nuances.

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A Vaulx Jazz #31… du 11 au 30 mars 2019

A Vaulx Jazz #31… du 11 au 30 mars 2019

La 31ème édition du festival A Vaulx Jazz approche à grands pas ! Attendu depuis 2017 par tous les amateurs de jazz de la région Rhône-Alpes Auvergne, cet évènement sonne le retour du jazz à Vaulx-en-Velin. Du 11 au 30 mars 2019, la programmation promet surprises et réjouissances en tous genres. Il y en aura pour tous les publics.

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Clin d’œil à Laurent Dehors & « Moutons »

Clin d’œil à Laurent Dehors & « Moutons »

Avec son nouvel album « Moutons », Laurent Dehors poursuit son chemin, toujours à distance des musiques formatées. Le titre de l’album annonce d’ailleurs la couleur. Pas question de compter sur lui pour proposer un album qui plaise au troupeau des moutons qui broutent et remâchent des nourritures musicales consensuelles et lisses. « Moutons »… c’est réjouissant et vivifiant en diable !

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Septembre 2017, événement au Bémol 5… René Urtreger

Septembre 2017, événement au Bémol 5… René Urtreger

Deux concerts du pianiste René Urtreger

Rentrée en fanfare au Bémol 5. En effet, après les premiers concerts programmés dès le 23 août 2017, se profile un évènement de taille avec la venue d’un pianiste exceptionnel au Bémol 5, René Urtreger, pour deux concerts, les 28 et 29 septembre 2017.

Cela fait déjà quatre mois que Bémol 5 fait battre le cœur du jazz dans le paysage lyonnais. Deux magnifiques concerts d’ouverture avec David Linx et In Lab4tet, une programmation variée et attractive avec de talentueux musiciens de la région (Zaza Desideiro, David Bressat, …), des artistes nationaux (Emmanuel Bex, Pierre de Bethmann, Manu Le Prince, Sangoma Everett,…) et internationaux (Tony Tixier), sans omettre les toniques jams sessions.

Après la période estivale, Yves Dorn, le dynamique patron du Bémol 5, annonce une rentrée d’une très belle teneur avec deux concerts exceptionnels de René Urteger les 28 et 29 septembre 2017.

Avant cela et dès le 23 août, la programmation reprend au club avec le duo Truchot/François, « Invitation Trio », le duo Bozetto/Rivero, le Eighty’ Jazz de Géraldine Lefrêne, « Q-BIQ », « Jet4tet », « Le Pelo Quartet », « Red Hill 5tet », « Love That Jazz », « Earz! Jazz 5tet », « OkC-P 4tet » et bien sûr toujours les jam sessions du jeudi.

Considéré comme l’un des plus grands pianistes de jazz, René Urtreger fait partie des figures révérées unanimement par ses pairs. A quatre-vingt-trois ans cette véritable légende du jazz se produit encore avec talent et succès sur les scènes des festivals français et des clubs parisiens. Sa venue au Bémol 5 les jeudi 28 et vendredi 29 septembre 2017 à 20h30 constitue donc un évènement majeur qu’il s’agit de ne manquer sous aucun prétexte.

On a eu l’occasion en juin 2017 dans ces colonnes d’évoquer la vie et la carrière de René Urtreger lors de la sortie du livre « Le Roi René » (Odile Jacob). Certes René Urtreger est le pianiste qui a participé à l’enregistrement de la bande originale du film de Louis Malle « Ascenseur pour l’échafaud » aux côtés de Miles Davis, mais il est bien plus encore et ce serait peu le considérer que le réduire à cela. Ce pianiste talentueux est un maître du jazz qui n’a eu cesse de renouveler son art.

Pour en savoir plus sur cet artiste attachant et fascinant, c’est l’occasion ou jamais de lire « Le Roi René » en amont du concert ou pour le moins de parcourir l’article onsacré au Roi Renéet publié dans les colonnes des « Latins de Jazz ».

A l’occasion de sa venue au Bémol 5 les 28 et 29 septembre 2017, René Urteger sera accompagné par d’excellents musiciens, en l’occurrence, le saxophoniste Michael Cheret, le contrebassiste Stephane Rivero et le batteur Sangoma Everett.

Au regard de l’évènement il est fortement conseillé de se rendre sur le site du Bémol 5 pour réserver un des deux concerts et être certain d’assister à une de ces deux soirées où le swing sera l’invité d’honneur.

Clin d’œil à Thomas Enhco & « Thirty »

Clin d’œil à Thomas Enhco & « Thirty »

Dans « Thirty », le pianiste Thomas Enhco déploie son art entre jazz et classique. L’album comprend sept nouvelles créations en piano solo et le premier Concerto pour Piano et Orchestre du pianiste, accompagné par l’Ensemble Appassionato sous la direction de Mathieu Herzog. La musique coule avec naturel et captive par ses nuances.

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A Vaulx Jazz #31… du 11 au 30 mars 2019

A Vaulx Jazz #31… du 11 au 30 mars 2019

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Clin d’œil à Laurent Dehors & « Moutons »

Clin d’œil à Laurent Dehors & « Moutons »

Avec son nouvel album « Moutons », Laurent Dehors poursuit son chemin, toujours à distance des musiques formatées. Le titre de l’album annonce d’ailleurs la couleur. Pas question de compter sur lui pour proposer un album qui plaise au troupeau des moutons qui broutent et remâchent des nourritures musicales consensuelles et lisses. « Moutons »… c’est réjouissant et vivifiant en diable !

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Ambronay 2017 – Les concerts du Chapiteau

Ambronay 2017 – Les concerts du Chapiteau

Entre baroque, folk et musiques du Monde.

Outre la programmation des grandes œuvres baroques, le Festival Ambronay 2017 propose cette année encore des concerts étonnants sous son Chapiteau. Samedis soirs festifs où le baroque rencontre la musique folk et les musiques traditionnelles.

Après l’exploration des Vibrations versus Lumière en 2016, Ambronay 2017 poursuit avec les Vibrations liées au Souffle… la voix et le chant certes mais aussi plus poétiquement le souffle divin, l’inspiration créatrice et les instruments à vent anciens comme le cornet à bouquin ou le cor naturel, sans oublier l’orgue.

Le Festival Ambronay 2017 se déroule du 15 septembre au 08 octobre. Certes l’Abbatiale d’Ambronay accueille de nombreux concerts mais la musique résonne aussi dans d’autres lieux. La Salle Monteverdi à Ambronay, l’Église de Pérouge et celle de Lagnieu, le Théâtre de la Croix-Rousse à Lyon et celui de Bourg-en-Bresse et toujours l’Auditorium-Orchestre national de Lyon associé avec Ambronay pour une programmation commune autour de la musique baroque. Pour accéder à  la programmation exhaustive de ces quatre week-ends de musique baroque,  la consultation du site du festival d’Ambronay s’impose.

Cette année encore, Daniel Bizeray et le festival d’Ambronay investissent le Chapiteau où sont proposées de belles surprises. Les dimanches après-midis sont toujours consacrés à partir de 15h au public familial. Les samedis soirs demeurent plus festifs et conviviaux. En 2017, dès 21h, place à des rencontres étonnantes entre baroque et musique folk mais aussi entre baroque et musiques traditionnelles. Les concerts sous Chapiteau sont suivis dès 22h30 par des « afters » en entrée libre au Bar du Festival.

Vendredi 15 et samedi 16 septembre 2017 à 21h, le Chapiteau accueille la voix douce et magnétique de Rosemary Standley. Au cours de son spectacle Love I Obey, la chanteuse de Moriarty interprète des Airs baroques anglais mêlés à des chants traditionnels américains. A ses côtés Bruno Helstroffer (guitare, théorbe), Elisabeth Geiger (clavecin, orgue) et Martin Bauer (viole de gambe). La mise en scène du spectacle est à porter au crédit de Vincent Huguet.

Une promenade ravissante entre des œuvres de style renaissance et baroque et des airs populaires bluesy.

Le samedi 23 septembre 2017 à 21h, la musique baroque rencontre le flamenco sous le Chapiteau. Le spectacle Diálogos de viejos y nuevos sones est présenté par un trio enflammé. Pour l’occasion on retrouve Rocío Márquez, la flamenca en vogue, Fahmi Alqhai, le grand gambiste espagnol, disciple de Jordi Savall et Agustin Diassera aux percussions. Un programme original où la tradition orale et celle des manuscrits anciens s’unissent. Des chants flamencos, des chaconnes, des marionas.

Du flamenco baroque, entre les lamentos de Monteverdi et les ancestrales siguiriyas.

Le samedi 30 septembre 2017 à 21h sous le Chapiteau, le Canticum Novum, ensemble de musique baroque dirigé par Emmanuel Bardon va entraîner les spectateurs aux confins de l’Europe et du Moyen-Orient. A l’ombre d’Ararat, douze musiciens et chanteurs interprètent des œuvres lumineuses, véritables trésors mélodiques. En amont du concert, il est possible de se mettre en oreille en écoutant l’album « Ararat » du Canticum Novum sorti en juin 2017 chez Ambronay Editions.

Ararat. Le souffle sacré et aérien de la musique sacrée et populaire arménienne.

Le samedi 07 octobre, la scène du Chapiteau accueille dès 21h, le spectacle Söndörgö présenté par les frères et cousins Eredics tous originaires du petit village de Szentendre proche de Budapest. Une fanfare balkanique qui joue un répertoire constitué d’airs de danses hongroises, serbes et macédoniennes mêlés aux chants de tradition serbo-croate. Une interprétation contemporaine d’un répertoire archaïque.

Musique hongroise festive, multi-instrumentale et chargée d’énergie.

En quittant le Chapiteau après les concerts du samedi, ne pas oublier de se diriger vers le Bar du Festival pour terminer la soirée de manière festive. En effet à partir de 22h30, le Bar ouvre ses portes aux conviviaux « Afters ».

Les Afters du Chapiteau 2017… tout un programme.

« After Baroque & Folk » le samedi 16 septembre 2017 avec Jonatan Alvarado (guitare baroque, chant), « After Flamenco » le samedi 23 septembre 2017 avec le Trio Nato, « After Musique du Monde » le samedi 30 septembre 2017 avec Canticum Novum, « After Musique du Monde » le samedi 7 octobre 2017 avec Söndörgö.

Clin d’œil à Thomas Enhco & « Thirty »

Clin d’œil à Thomas Enhco & « Thirty »

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A Vaulx Jazz #31… du 11 au 30 mars 2019

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Clin d’œil à Laurent Dehors & « Moutons »

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« Tribute to Lucienne Boyer » par le Grand Orchestre du Tricot

« Tribute to Lucienne Boyer » par le Grand Orchestre du Tricot

Une explosion d’audace et de fraîcheur

Le 29 juin 2017 est sorti « Tribute to Lucienne Boyer » interprété par le Grand Orchestre du Tricot. Pas question de passer sous silence cet album audacieux. Ce n’est en effet pas tous les jours que d’anciennes bluettes sont transfigurées en de fougueuses chansons d’amour. Un vrai remède contre la déprime.

Le répertoire de l’album reprend huit titres que chantait Lucienne Boyer (1901 - 1983) dans l’entre deux guerres. Le repère le plus connu de toutes ces chansons populaires est sans doute « Parlez-moi d’amour » dont on ne compte pas les reprises ultérieures à sa création en 1931.

D’abord, ne pas se laisser abuser par le site du Tricollectif où le Grand Orchestre du Tricot annonce le « Tribute to Lucienne Boyer » comme un « Love Supreme façon opérette » avec une lapidaire présentation qui promet « Gros bisous et folle guinguette ». En fait, il s’agit d’un projet haut en couleurs et plein d’humour qui vibre d’une folie et d’une insolence inouïes.

Ensuite ne pas croire que la musique soit tricotée par ou pour de vieilles dames qui croisent habilement aiguilles et fils de laine. Pas du tout, c’est un ouvrage crée par de jeunes musiciens en direction de tout amateur de musique inventive et jubilatoire.

Au final, se laisser porter par les huit pistes où alternent virtuosité brillante et créativité joyeuse. Le tout servi par des orchestrations énergiques et débridées qui n’oublient pas de sonner aussi avec finesse et délicatesse.

Sous la direction musicale du batteur Florian Satche revivent huit titres de Lucienne Boyer. On est transporté par la mélancolie rétro et encanaillée d’un répertoire qui reprend vie grâce à la magie de la voix d’Angela Flahault et les arrangements à la fois soignés et déjantés du trio de choc constitué du pianiste Roberto Negro, du violoniste Théo Ceccaldi et du violoncelliste Valentin Ceccaldi.

Tous les instrumentistes de l’orchestre s’en donnent à cœur joie au fil des huit plages qui musardent entre rock, valse, musique d’harmonie et free jazz. On ressent leur enthousiasme et leur plaisir de jouer ensemble Le tromboniste Fidel Fourneyron, le guitariste (et banjoiste) Eric Amrofel, le bassiste Stéphane Decolly, le clarinettiste Sacha Gillard, les saxophonistes Gabriel Lemaire et Quentin Biardeau. Régulièrement, l’orchestre pète les plombs de manière tout à fait organisée et met en valeur les nuances du chant maîtrisé d’Angela Flahaut.

Il existe un grand écart absolument voluptueux entre la voix de la chanteuse qui restitue les textes désuets et les folles vrilles musicales où l’orchestre explose la musique pour mieux l’arranger ensuite et la magnifier. Le contraste est saisissant et permet de percevoir le sens encore très actuel des textes venus d’une époque révolue et quasiment oubliée.

On craque à l’écoute du deuxième titre J’ai raté la correspondance où les anches concurrencent dans leur puissance la solide section rythmique du Grand Orchestre du Tricot. On a la tête à l’envers après La valse tourne qui explore un registre où les cordes font tourner le cœur d’Angela Flahaut et notre tête avec. On sourit en écho aux déclarations d’amour sur le titre Je t’aime où Roberto Negro et Théo Ceccaldi devisent gaiement. Les contrastes entre ambiance rock et effluves néo-romantiques de Partie sans laisser d’adresse étonnent et ravissent à  la fois mais c’est sans compter Mon coeur est un violon qui zigzague entre Broadway, free jazz déglingué et minauderies vocales où la chanteuse roule les « r ».

« Tribute to Lucienne Boyer ». Cet album jubilatoire et audacieux rend un hommage impertinent et rafraîchissant aux chansons de Lucienne Boyer qu’on écoutait sur le « poste radio » de grand-mère. La version des chansons que donnent le Grand Orchestre du Tricot et la voix d’Angela Flahaut résonne bien au-delà du jazz et même encore plus loin que la musique impro qui est pourtant le terrain de prédilection du Grand orchestre du Tricot.

Clin d’œil à Thomas Enhco & « Thirty »

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A Vaulx Jazz #31… du 11 au 30 mars 2019

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