Laurent de Wilde publie New Monk trio

Laurent de Wilde publie New Monk trio

Entre hier et aujourd’hui

Le 10 octobre, Thelonious Monk aurait eu 100 ans. Pour  marquer ce centenaire, le pianiste Laurent de Wilde publie New Monk trio. En trio acoustique, Laurent de Wilde explore la musique intemporelle de ce musicien révolutionnaire.

« New Monk trio » (Gazebo/L’Autre Distribution) est attendu pour le 20 octobre 2017. Pour son nouvel album dédié à la grande figure du jazz qu’est Thelonious Monk, Laurent de Wilde choisit de s’exprimer en trio acoustique. Il réunit autour de lui le contrebassiste Jérôme Regard et le batteur Donald Kontomanou avec lesquels il a récemment présenté « Ce que le Djazz fait à ma Djambe », un spectacle de lectures musicales autour de textes de Jacques Gamblin.

Sur ce nouvel opus le pianiste reprend quelques compositions de Monk qu’il arrange de manière très personnelle. Laurent de Wilde propose en effet une relecture singulière et contemporaine de certains titres du répertoire de celui à qui il a consacré en 1996 une biographie devenue depuis un ouvrage de référence en la matière, « Monk » (Éditions l’Arpenteur/Gallimard).

Certes, au fil de ses successives formations acoustiques et électroniques, de Wilde avait emprunté  quelques pièces au répertoire de Monk qu’il avait glissées dans les répertoires de ses groupes. ce fut le cas pour Off Minor et Jackie-ing en acoustique et Shuffle Boil et Epistrophy en électronique. Il aura donc fallu plus de vingt ans à Laurent de Wilde pour qu’il consacre un album entier à Thelonious « Sphere » Monk, cette figure tutélaire mythique qui l’inspire et le nourrit.

« New Monk trio » une relecture respectueuse mais point de revivalisme. Un hommage contemporain de Laurent de Wilde à Thelonious Monk conçu comme un opus transitionnel entre hier et aujourd’hui, entre le jazz révolutionnaire de Monk et le jazz contemporain de Laurent de Wilde. Du travail sérieux qui ne se prend pas au sérieux.

Pour « New Monk trio », Laurent de Wilde prend le parti de relire quelques titres de l’héritage de Monk, de les interpréter à sa manière en modifiant le tempo originel, en altérant les formes, en éclatant les harmonies, selon son humeur et son humour. Ainsi on re-découvre avec grand plaisir les versions des très connus Misterioso, ‘Round Midnight, Pannonica, Monk’s Mood que le trio revisite de belle manière. On apprécie l’écoute de Monk’s Mix qui réunit avec humour plusieurs mélodies sur un rythme de calypso. On se prend à siffler joyeusement avec le trio sur Friday The 13, le dernier titre de l’album.

Pourtant sur « New Monk trio », deux titres échappent au parti-pris du leader. Ainsi, Reflections est interprété fidèlement à son écriture d’origine. Par ailleurs, l’album compte une composition de Laurent de Wilde que ce dernier exécute en solo comme une révérence personnelle à Monk. Il s’agit de Tune for Monk qui rend hommage au style stride de Monk. On se souvient alors ce que Laurent de Wilde écrivait dans l’ouvrage « Monk » en disant que la main gauche de Monk représentait le jazz classique et la droite le jazz moderne. Par jazz classique, il faisait référence au style stride où la main gauche assurait à elle seule le rythme.

Avec « New Monk trio », Laurent de Wilde et son trio établissent clairement, pour ceux qui en auraient encore douté, la modernité encore très actuelle de la langue monkienne. Entre hier et aujourd’hui, au-delà des limites du temps, la musique de Monk demeure intemporelle et sa modernité résiste aux outrages qu’inflige souvent le temps aux œuvres du passé.

On écoute Laurent de Wilde jouer et parler de son projet …

Clin d’œil à Dreisam & « Upstream »

Clin d’œil à Dreisam & « Upstream »

Le trio Dreisam revient avec « Upstream », son deuxième album enregistré aux Studios la Buissonne. Toujours sous-tendues par un lyrisme devenu marque de fabrique du groupe, les ambiances aériennes se font turbulentes ou audacieuses. Le trio fait évoluer sa musique avec un brin d’électricité mais conserve son identité. Une déambulation musicale dans des paysages aux couleurs intenses.

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Andrea Motis signe « Do outro lado do azul »

Andrea Motis signe « Do outro lado do azul »

Après “Emotional Dance” sorti en 2017, Andrea Motis revient avec “Do Outro Lado Do Azul”. La jeune trompettiste, chanteuse et compositrice catalane fait une escapade fort réussie du côté de la musique brésilienne avec laquelle elle manifeste de fort belles affinités. Un album chatoyant, des teintes fraîches, des accents délicats, une musicalité infinie.

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Hot Club Jazz Festival #2019

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Après avoir fêté ses 70 ans en 2018, le Hot Club de Lyon repart de plus belle avec le Hot Club Jazz Festival #2019. Du 04 au 07 avril 2019 sont programmés Romain Pilon Trio, Hot Club Generations Big Band, Manu Guerrero Quintet et Jeremy Pelt Quintet. De quoi faire battre plus fort le cœur de la presqu’île !

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Clin d’œil au nouveau trio de Roberto Negro, Dadada & Saison 3

Clin d’œil au nouveau trio de Roberto Negro, Dadada & Saison 3

Libre abstraction et onirique promenade

Le nouveau trio de Roberto Negro, Dadada publie l’album « Saison 3 ». Un poète musical, un rêveur stellaire et un sculpteur sonore. Roberto Negro, Émile Parisien et Michele Rabbia. Piano, saxophone et percussions peignent des paysages musicaux stellaires. Éblouissante création.

Annoncé pour le 20 octobre 2017, « Saison 3 » (Label Bleu/L’Autre Distribution) se profile comme une construction à la fois musicale, picturale et dansante. On n’en attendait pas moins de ces facétieux musiciens que de nommer avec humour, « Saison 3 », la première série du nouveau trio de Roberto Negro, Dadada.

En fait, inutile de chercher à comprendre. Il convient juste de se laisser porter et d’écouter les douze pièces déclinées sur « Saison 3 ».

Le pianiste Roberto Negro, le saxophoniste Émile Parisien et le percussionniste Michele Rabbia dessinent des arabesques oniriques. Leur propos musical très libre navigue dans un espace où abstraction et précision se succèdent.

Roberto Negro a composé les douze épisodes de « Saison 3 » en référence au monde des Constellations de Juan Mirò, séries de toiles crées par le peintre et sculpteur espagnol. Loin des suites habituelles écrites par le pianiste, chacun des douze titres de l’album adopte plutôt le format de courtes chansons. A vrai dire, ce serait plutôt des historiettes dont les titres évoquent les noms de curieux personnages… Sangu, Gloria, Rudi, Sally Queen, Poucet, Nano que l’on suit jusque Behind The Scene, pour connaître la fin de l’histoire.

« Saison 3 », escapade musicale dans un pays imaginaire peuplé de sonorités stellaires, échappée libre en apesanteur, découverte de la vision musicale de trois sculpteurs de sons inspirés.

L’oreille musarde tout au long du chemin musical que tracent les trois complices de Dadada. Sur « Saison 3 » se succèdent des climats de rêveries, des éclats sonores incandescents, des cascades bruitistes éclatantes et des silences pointillistes. Après la surprise advient le plaisir. L’on se prend à prêter l’oreille plutôt trois fois qu’une à cet album atypique et addictif.

Sur « Saison 3 », Roberto Negro, Émile Parisien et Michele Rabbia croisent leurs vibrations en toute liberté et en parfaite osmose. De leurs échanges naît une onirique promenade musicale. Les trois musiciens proposent des tableaux où s’entrecroisent des effets électroniques subtils, des lignes mélodiques nocturnes et des sonorités stellaires.

Clin d’œil à Dreisam & « Upstream »

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Lucky Peterson rend hommage à Jimmy Smith

Lucky Peterson rend hommage à Jimmy Smith

Un concentré de pulsion, de groove & d’énergie

Le 13 octobre 2017, Lucky Peterson sort « Tribute to Jimmy Smith ». Sur l’orgue Hammond B-3, le bluesman célèbre son mentor, l’organiste Jimmy Smith. Pulsation du jazz, groove du rhythm’n blues, énergie du rock. Un hommage enflammé et chaleureux.

Sur « Tribute to Jimmy Smith » (Jazz Village/Pias) Lucky Peterson rend hommage à Jimmy Smith. Le bluesman américain joue exclusivement de l’orgue Hammond B-3 et privilégie des morceaux instrumentaux, même si l’album compte malgré tout deux titres vocaux. Le disque a été enregistré à Paris en février 2016 et mixé en juin 2016 par Vincent Mahey au studio Sextan de Malakoff.

Lucky Peterson se produit en trio orgue/guitare/batterie et délaisse la guitare qu’il confie sur cet opus au remarquable Kelyn Crapp. La batterie est tenue par Herlin Riley, musicien de La Nouvelle-Orléans qui a joué avec Wynton Marsalis et que l’on a récemment écouté aux côtés du pianiste Ahmad Jamal.

Le casting de l’album ne s’arrête pas là puisque Lucky Peterson invite aussi le saxophoniste Archie Shepp qui intervient sur deux titres, au ténor et à la voix, le trompettiste français Nicolas Folmer sur le premier titre de l’album et le guitariste français Philippe Petrucciani, frère de Michel Petrucciani, sur le dernier morceau du disque.

Lucky Peterson rend hommage à Jimmy Smith qui fut un de ses professeurs d’orgue (avec Bill Doggett et Dr Lonnie Smith). Le bluesman de Buffalo à même eu l’occasion de jouer en duo sur scène avec Jimmy Smith, tous deux à l’orgue Hammond. On n’ose imaginer la teneur des jams ! C’est après avoir appris l’orgue que Lucky Peterson se met à la guitare.

Aujourd’hui son talent de guitariste et de chanteur sont largement reconnus mais à l’écoute de ce « Tribute to Jimmy Smith », on ne doute pas que cet album où il joue de l’orgue figure en bonne place dans la discographie du bluesman américain.

Douze ans après la disparition de Jimmy Smith, cet hommage à  tombe à pic. On se rappelle l’élégance et le swing inouï de ce musicien qui avait les faveurs du public et a fait les beaux jours du label Blue Note. On se souvient aussi de son plaisir évident à faire groover son instrument. Influencé par le gospel, le maître de l’orgue Hammond qu’était Jimmy Smith a régné avec brio sur le jazz imposant son swing, sa fougue mais aussi son propos sensible et profond. Le challenge n’est pas mince de reprendre le flambeau et c’est vraiment réussi.

« Tribute to Jimmy Smith », une belle réussite à l’énergie communicative. Un album teinté de blues. Du « jazz’n blues » comme on l’écoutait dans les années 60. L’orgue de Lucky Peterson swingue, groove et pulse. Une musique teintée de soul et de gospel. Un jazz mâtiné de rhythm’ blues.

L’album démarre avec l’énergique composition de Jimmy Forrest, Night Train dont se dégage une bel entrain. Jimmy Smith l’avait enregistré chez Verve en 1966 avec le guitariste Wes Montgomery. Dans la lignée du grand Wes, le guitariste Kelyn Crapp fait sonner ses cordes en rajoutant un petit soupçon de funk en plus. Le trompettiste Nicolas Folmer apporte une touche de brillance bienvenue et assure le contrat avec brio. Sur Blues for Wes, le dernier titre de l’album, Philippe Petrucciani honore aussi le guitariste Wes Montgomery.

L’interprétation que fait Lucky Peterson du grand standard de jazz, Misty, constitue un des moments les plus réussis de l’album. Son toucher bluesy est suivi d’un chorus de Kelyn Crapp qui laisse pantois. Sur les cordes la virtuosité du guitariste est mise au service de l’émotion. L’orgue répond avec délicatesse. Un moment de jazz où affleure la sensibilité.

Si l’album est à dominante instrumentale, Lucky  Peterson donne pourtant de la voix sur Singin’ this song 4 you, une relecture étonnante du A Song for You de Leon Russel. Pulsation soul, ambiance churchy et effluves funk tout à la fois.

La composition de Lucky Peterson, Jimmy Wants to Groove, résonne des feulements bluesy du saxophone d’Archie Shepp qu’encourage la voix de l’organiste. Le saxophoniste sort le grand jeu et de sa manière inimitable crie le blues tel un shouter inspiré. Les deux bluesmen dialoguent et l’émotion émerge.

« Tribute to Jimmy Smith », un concentré d’énergie et de bonne humeur. Lucky Peterson perpétue la mémoire d’un style et d’un homme. On se laisse gagner par la joie indéniable et le groove puissant qui se dégagent de la musique. Neuf titres à écouter sans modération.

 

Lucky Peterson présente son projet « Tribute to Jimmy Smith » au Duc des Lombards à Paris les 15 & 16 octobre 2017. C’est l’occasion où jamais d’écouter le bluesman à l’orgue. Il sera entouré de Kelyn Crapp (guitare), Nicolas Folmer (trompette) et Ahmad Compaoré (batterie).
Clin d’œil à Dreisam & « Upstream »

Clin d’œil à Dreisam & « Upstream »

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Andrea Motis signe « Do outro lado do azul »

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Octobre 2017, le Bémol 5 accueille Michel Fernandez

Octobre 2017, le Bémol 5 accueille Michel Fernandez

Deux concerts du Michel Fernandez 4tet

Les 18 et 19 octobre 2017, le Bémol 5 accueille Michel Fernandez en quartet. Après la sortie de l’album « Brazza Cry », c’est l’occasion ou jamais de découvrir sur scène le nouveau projet du saxophoniste. Du jazz libre et énergique.

En automne, les feuilles tombent mais les concerts continuent de fleurir au Bémol 5. Après septembre marqué par les deux concerts du pianiste René Urtreger qui ont comblé le public présent, la programmation d’octobre 2017 réserve son lot de surprises et de réjouissances. Les propositions se diversifient et les styles musicaux variés devraient plaire à des publics tout aussi divers.

Ibra Galissa (kora) et Marc Liebeskind (guitare) avec leur quartet « Talking Strings » (11 octobre), le batteur Bernard Doussin qui se produit en quartet avec Jean-Louis Almosnino, Alexis Requet et Stéphane Rivero (13 & 14 octobre), le chanteur Rafa Caballero et son projet « Trafalgar en acoustique » (20 & 21 octobre), le « Bounce Trio » de Matthieu Marthouret (25 & 26 octobre), le quartet de la saxophoniste Nora Kamm (27 & 28 octobre). On note avec intérêt que la « jam session friends and neighbors » du 20 octobre est animée par le batteur Stéphane Foucher, le contrebassiste Christophe Lincontang et le pianiste Ludovic Yapoudjian.

Les 18 & 19 octobre 2017 le Bémol 5 accueille Michel Fernandez en quartet. Ces deux concerts s’inscrivent dans le cadre de la tournée de lancement de l’album « Brazza Cry » (Disques Futura et Marges). Sur les sept plages de l’opus, lamentation et allégresse se côtoient pour le meilleur. Cet opus enthousiasmant dégage une énergie communicative qui sied aux prestations live.

Le saxophoniste (ténor & soprano) Michel Fernandez se produit avec son nouveau groupe constitué du pianiste Joël Sicard, du contrebassiste François Gallix et du batteur Nicolas Serret. Pour précision la soirée du jeudi 19 octobre 2017 est suivie de la fameuse jam session du jeudi institutionnalisée par le Bémol 5.

Attaché à ses racines, les musiques libertaires des années 60/70, free-jazz et Afro-Beat, le saxophoniste Michel Fernandez propose son nouveau projet qui navigue entre jazz modal et musiques du Sud. Les quatre compères livrent une musique ancrée dans le free-jazz et l’Afro-Beat qui se projette dans un avenir prometteur et plein d’allégresse. Au répertoire, compositions originales et reprises de thèmes. Que du bonheur à la clef, avec ou sans bémols !

Sans aucun doute le live sied à la musique du Michel Fernandez Quartet. Rendez-vous donc les 18 ou 19 octobre 2017 au Bémol 5.  C’est l’occasion ou jamais d’écouter (ou ré-écouter) un jazz libre et énergique qui navigue entre lamentation et spiritualité, entre incandescence et incantation. A ne rater sous aucun prétexte !

Clin d’œil à Dreisam & « Upstream »

Clin d’œil à Dreisam & « Upstream »

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Hot Club Jazz Festival #2019

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Label ECM-Focus10-octobre 2017 – Anouar Brahem

Label ECM-Focus10-octobre 2017 – Anouar Brahem

Sur les territoires du jazz

« Label ECM-Focus10 » propose de découvrir « Blue Maqams », le dernier album enregistré par Anouar Brahem. Annoncé pour le 13 octobre 2017, cet opus s’inscrit tout à fait dans l’identité du label ECM et célèbre les 60 ans du oudiste. Aux croisées de l’Orient et de l’Occident.

« Blue Maqams » paraît le 13 octobre 2017, trois ans après le double album « Souvenance » où Anouar Brahem avait enregistré avec François Couturier et un orchestre de cordes. On se souvient aussi des deux merveilleux opus sortis chez ECM en 2002, « Le pas du chat noir » et « Le voyage de Sahar » en 2006 en trio avec le pianiste François Couturier et l’accordéoniste Jean-Louis Matinier.

Avec ce nouveau projet, Anouar Brahem a souhaité jouer de nouveau avec un piano mais pour renforcer le processus créatif, il entre en rupture avec ses habitudes. Ainsi, malgré la très grande complicité qui le lie avec le pianiste François Couturier avec qui il joue depuis 32 ans, il choisit de ne pas se tourner vers lui. Après avoir décidé d’enregistrer avec une véritable section rythmique de jazz, il sollicite sans hésiter le contrebassiste avec lequel il entretenait le désir de jouer de nouveau, Dave Holland. En effet, les deux musiciens ont déjà enregistré l’album « Thimar » en trio avec John Surman sorti en 1998 chez ECM.

En ce qui concerne le batteur, Anouar Brahem porte son choix sur le phénoménal Jack DeJohnette dont les qualités de rythmicien se doublent d’une grande subtilité. Grâce au producteur du label Manfred Eicher il découvre le pianiste britannique Django Bates qu’il décide d’associer à son projet.

« Blue Maqam », célèbre l’histoire d’amour d’Anouar Brahem avec le jazz, cette forme musicale majeure du XXème siècle. Il partage avec cet art une « communauté d’esprit ». Il en apprécie l’ouverture vers les cultures du monde. Le projet laisse donc de l’espace à la liberté d’interprétation via l’improvisation, une des caractéristiques du jazz, mais conserve une fidélité à la partition à laquelle le leader est très attaché comme garant de son identité musicale profondément ancrée dans la tradition arabe.

Ainsi, pour répondre à la conception d’Anouar Brahem, les musiciens interprètent des passages très écrits même si existent aussi des espaces d’improvisation. Pour conserver le caractère identitaire de sa musique Anouar Brahem a en effet tenu à ce que l’espace de liberté que dessine l’improvisation soit déterminé et limité. Cette conception de la musique a été questionnée par les musiciens issus du jazz et habitués à plus de liberté formelle.

La présence de Manfred Eicher a contribué à rendre les échanges sereins entre les musiciens et encore une fois son implication et son écoute ont permis d’éclairer les choix d’enregistrement. Derrière la console de son, le producteur avec qui Anouar Brahem est très complice, choisit « les prises les plus éclairées » et participe ainsi à « faire ressortir les qualités de la musique ». Encore une fois Manfred Eicher contribue à l’identité de la musique qui elle-même participe à celle du label ECM.

Le titre de l’album évoque les Maqams qui se réfèrent au système modal de la musique arabe traditionnelle. Les « maqams bleus »  font écho au « Kind of Blue » de Miles Davis qui en 1959  explorait la modalité. Pour avoir travaillé avec Miles Davis, Jack DeJohnette et Dave Holland présentent le profil idéal pour explorer le nouveau territoire qu’Anour Brahem a souhaité fouler. Dans l’album « Blue Maqams, » Anouar Brahem a intégré de véritable taxims (forme traditionnelle de solo improvisé) qui coexistent avec les improvisations du trio jazz.

Anouar Brahem, ce grand maître de l’oud qui a intégré le label ECM depuis 1989 et enregistré pour la première fois avec un musicien de jazz en 1992 (Jan Garbarek), continue à écrire son histoire avec le label ECM avec ce nouveau « Blue Maqams ». Anouar Brahem a composé la plupart des pièces de ce nouvel album entre 2011 et 2017 et a repris deux compositions de 1990, Bahia et Bom Dia Rio.

« Blue Maqams », la sérénité de l’oud inspire la contrebasse de Dave Holland dont le jeu précis et grave ne manque pas de rondeur. La souplesse de ses chorus et la chaleur de ses accompagnements tranchent avec le chant poétique et épuré de l’oud. On apprécie l’inventivité de Django Bates, son phrasé virtuose et son toucher subtil. Jack DeJohnette développe de bout en bout son jeu tout en finesse et en subtilité.

Sur Blue Maqams, on imagine le batteur figé dans l’écoute des interventions de l’oud et reprenant sa gestuelle pour mieux soutenir la musique du soliste. Le duo piano/oud de La Passante met en évidence l’entente des deux instruments qui dialoguent en parfaire symbiose. Bom Dia Rio résonne de la chaleureuse dynamique qu’impulse la contrebasse. La musique s’octroie alors un détour plus affirmé du côté du jazz. Piano et oud cheminent sur Persepolis’s Mirage qui fait se confronter un oud au chant très oriental à un piano lyrique qui émarge très clairement dans le territoire du jazz.

Enregistré aux studios Avatar de New-York sous la direction artistique du producteur Manfred Eicher, « Blue Maqams » s’inscrit au cœur même de l’esthétique du label ECM. Pour visionner un extrait, voir ici.

« Blue Maqams » trouve le bon équilibre entre rêve et introspection,, entre la magie orientale des maqams et l’esthétique lyrico-dynamique du jazz occidental. Le chant sobre et épuré de l’oud accueille la chaleur d’un jazz nuancé. Poétique et délicat, soigné et sans excès, l’album enchante.

A bientôt pour explorer d’autres enregistrements du Label ECM dans un futur billet « Label ECM-Focus11 »

Clin d’œil à Dreisam & « Upstream »

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