Son violon chante… elle aussi !
A l’occasion du concert parisien prévu le 21 janvier à 19h au Trianon, en première partie du Jazz Magazine Festival, Yilian Cañizares ressort le 20 janvier chez Naïve son album « Invocacion » en version digitale deluxe. Beau début d’année 2017 pour la violoniste et chanteuse cubaine.
On se rappelle le 09 mars 2015 chez Naïve la sortie de l’album « Invocacion ». A l’époque on a découvert avec surprise la prodigieuse chanteuse et violoniste Yilian Cañizares. Cette native de La Havane a vraiment le rythme dans la peau et propose un langage singulier et séduisant. Sur l’album Yilian Cañizares est accompagnée de Daniel Stawinski au piano, David Brito à la contrebasse et Cyril Regamey à la batterie et aux percussions.
En ce début 2017, Naïve ressort l’album « Invocacion » en version deluxe avec 2 remixes inédits par BLVK SAMURAI, excellent Producteur et Beatmaker de la Nouvelle Orléans, Beroni Abebe Osun (BLVK SAMURAI remix) et Toi Mon Amour (BLVK SAMURAI remix).
Nourrie de jazz, de musique cubaine et de musique classique, Yilian Cañizares navigue entre douceur langoureuse et exubérance incandescente. La jeune violoniste et chanteuse plonge l’auditeur dans une musique éclectique et hybride, entre tradition et modernité, entre lyrisme et rythmes ensorcelants. « Invocacion », une musique énergique et puissante qui enchante les oreilles et dynamise le cœur.
A l’exception de Beroni Abebe Osun (chant tradiitonnel) et de Non, je ne regrette rien (Vaucaire/Dumont), Yilian Cañizares a composé les huit autres titres de l’album. On est emballé par les contrastes de la musique où les rythmes cubains complexes alternent avec de douces compositions. Au violon, ses interventions instrumentales sont renversantes de vélocité, de nuances et de précision. Le chant séduit par sa fluidité sur les ballades et sur les rythmes médium mieux que sur les tempi rapides où la chanteuse a une légère tendance à forcer sur sa voix.
De La Havane à Caracas en passant par la Suisse, la violoniste a élaboré un langage très personnel qui balance entre des rythmes effrénés et de douces invocations à ses ancêtres. On aime Donde Hay Amor l’hommage qu’elle fait à son grand-père, et aussi celui qu’elle adresse Luis Carbonnell avec Canción de Cuna para dormi a un negrito. Yilian Cañizares révèle la tendresse de son amour pour sa mère dans Iya Mi où elle mêle sa voix au flow de Akua Naru. Sa version de Non, je ne regrette rien, la chanson d’Edith Piaf, renouvelle le titre même s’il ne l’enchante pas.
Sur la version d’origine de Toi Mon amour la voix dialogue vraiment avec le violon alors que la version remixée met plus l’accent sur la dimension rythmique. La version remixée de Beroni Abebe Osun introduit une étrangeté qui sied fort à ce titre dédié à la déesse yoruba Orisha. Le titre éponyme de celui de l’album demeure un moment clé de cet album « Invocacion » qui convoque les esprits de la vie.
Nul doute que la prestation d’Yilian Cañizares va ouvrir avec brio à 19h la deuxième édition du Jazz Magazine Festival le samedi 21 janvier 2017 au Trianon. Avec la jeune chanteuse et violoniste, jazz et musique cubaine font mettre la salle en forme. A 20h10, se produira la chanteuse Malou Beauvoir; Qui sait, chantera-t-elle La vie en Rose en écho au titre de Piaf que reprend Yilian Cañizares. La soirée se termine avec à 21h30 la venue sur scène de l’exceptionnelle Cecil McLorin Salvant dont le dernier album, “For One To Love”, vient d’être récompensé d’un Grammy Award. Veinards celles et ceux qui assisteront à ce triple concert riche en promesses.
Pour plus d’actualité sur Yilian Cañizares, une visite sur son site s’impose.
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