Musique électrisante et envoutante
Pour sa troisième soirée, « Jazz Campus en Clunisois » 2026 retrouve la scène du Théâtre les Arts de Cluny. Au programme, le projet « nit and dogs » mené par Rose Dehors. Une musique de la génération 2.0 où foisonnent improvisations, distorsions et saturations. Folk et électronique se côtoient et sculptent un jazz poético-numérique qui jette un pont entre folk et pop.
Lauréat du dispositif Jazz Migration 2025, le projet « nit and dog » propose une musique singulière qui mélange habilement échappées folk et pop aux accents noise et électroniques.
La compositrice Rose Dehors (trombone, sacqueboute, chant, flûte à bec et électronique) est à la tête d’un quartet musical avec à ses côtes, Lou Ferrand (chant et boîte à rythmes), Raphaël Gautier (guitare, pandeiro et électronique) et Paolo Rezze (violoncelle, basse, guitare, pandeiro et électronique).
Ancienne stagiaire du festival, Rose Dehors annonce au public jouer avec ses complices, « la musique qu’ils aiment ». Ses propos ne sont pas tous audibles mais l’on comprend que la musique du groupe est dédicacée au « chien qui est en chacun de nous » bien que le groupe musical fasse partie de la « team chat » (comprenne qui pourra !!!).
Ainsi, un titre évoque une certaine « potion magique » que chanterait une « sorcière sympa ». Sur leurs percussions, guitariste et bassiste échangent puis c’est au tour des deux chanteuses de dialoguer. Raphaël Gautier et Paolo Rezze reviennent ensuite sur le manche de leurs instruments respectifs.
Après une « petite pub » de présentation, Rose Dehors embouche le trombone et Paolo Rezze se saisit du violoncelle et de son archet. Solos et riffs se font écho. La musicienne percute son instrument avec baguettes et maillets, des cris stridents s’élèvent de la scène qui s’embrase comme électrisée par le tonnerre. Le calme advient ensuite alors que le guitariste fait sonner ses cordes comme celles d’un guembri. Après quelques mesures « solo », Raphaël Gautier est rejoint par le bassiste avant un retour en quartet pour un moment musical polyrythmique aux sonorités africaines.
Rose Dehors dédie le dernier morceau à « toutes ses sœurs » avant de terminer le concert avec une sorte de berceuse hyper-nostalgique où les voix se font écho tout en révélant fragilité et délicatesse.
Le public du Théâtre Les Arts de Cluny a vibré sans retenue à la prestation de « nit and dogs » Entre jazz, musique ancienne et création contemporaine, le projet se nourrit d’improvisations et de performances vocales exaltées. A la croisée du réel et du pixel, la musique évolue entre acoustique et synthétique et propose des polyphonies qui font de l’œil au monde des sorcières. Il s’en dégage un magnétisme ensorcelant qui doit autant à la chaleur des instruments acoustique qu’à la féérie des sons électroniques.
« Terra Canta », le nouvel opus de Manu Le Prince
Pour son nouveau projet « Terra Canta », Manu Le Prince élabore un jazz poétique. Associée à des musiciens d’exception, la chanteuse autrice et compositrice aux origines anglo-argentines interprète de sa voix lumineuse, des titres de ses auteurs brésiliens favoris, des standards de jazz, des musiques originales composées à son intention et un morceau de Michel Jonasz. Cet album génère un univers musical raffiné et chaleureux propice aux émotions.
Jazz Campus en Clunisois 2026 – Henri Texier « Blue Roots » Quintet
Pour la sixième et dernière soirée de Jazz Campus en Clunisois 2026 au Théâtre les Arts de Cluny, le festival accueille Henri Texier. A la tête de son « Blue Roots » Quintet, il offre un hymne vibrant au jazz et à l’improvisation. Avec ses compagnons, le contrebassiste et compositeur redonne une âme à certaines de ses anciennes compositions qui deviennent de nouvelles œuvres dont le groove possède un pouvoir guérisseur.
Jazz Campus en Clunisois 2026 – Nadoz – Ellington-Timeless
Pour son septième soir, « Jazz Campus en Clunisois » propose un double plateau sur la scène du Théâtre les Arts de Cluny. Composé de la guitariste et chanteuse Christelle Séry et du clarinettiste Étienne Cabaret, le duo Nadoz précède les saxophones et clarinettes de Daniel Erdmann et le piano de Aki Takase réunis sous l’idiome « Ellington-Timeless ». Après un premier duo électrisant et dynamique, un duo élégant et délicat.



