Rythmes de la vie et chaleur des mélodies
Du 09 au 11 novembre 2017, l’AmphiJazz de l’Opéra de Lyon accueille Minino Garay en résidence. L’inclassable maître des percussions propose trois reflets de son univers musical multiforme. Soirées festives en perspective.
Installé à Paris depuis plus de 25 ans, l’Argentin inclassable et éclectique Gabriel « Minino » Garay se joue des catégories. Si Minino Garay a imposé sa stature de maître des percussions latines il n’en demeure pas moins qu’il n’est pas seulement percussionniste mais aussi batteur, chanteur, compositeur et un leader énergique.
Artiste à la personnalité inclassable et riche, il propose non pas une musique mais sa musique et peut-être devrait-on dire, ses musiques. Il s’agit d’une joyeuse fusion entre les rythmes sud-américains, les musiques d’Afrique noire et du Maghreb, le jazz et le rock. Assister à un concert de Minino Garay sur scène ne s’oublie pas. Il faut le voir frapper peaux et cymbales, crier ou murmurer, rire et chanter, se lever et déambuler sur scène, haranguer la foule, tout cela bien sûr sans perdre le rythme bien sûr… !!!
Du 09 au 11 décembre 2017, Minino Garay en résidence à l’AmphiJazz de l’Opéra de Lyon présente trois projets. Du duo au sextet en passant par le quintet. Promesses de découvertes, de dépaysement et de festivités. Capable d’incorporer les rythmes latins au jazz, ce Français d’adoption a fait des percussions et de la composition musicale son chemin de vie et il a plus d’une corde à son arc. Trois soirées, trois formations, trois esthétiques.

Minino Garay & Baptiste Trotignon © Remi Angeli
Le jeudi 09 novembre 2017 à 20h30, place au duo « Chimichurri » qui réunit Minino Garay aux percussions et Baptiste Trotignon au piano. Le duo porte le nom de l’album « Chimichurri » (OKeh/Sony) sorti le 23 septembre 2016.
Depuis une tournée en Argentine en 2011, les deux musiciens font la route ensemble et se donnent à voir sur scène comme deux larrons en foire. Une formation minimale et une instrumentation acoustique, piano/percussions. Les deux artistes se nourrissent l’un et l’autre de leurs expériences et racontent de manière festive et poétique leur histoire musicale et leur culture.
Un répertoire très large qui va de la chanson au jazz, de leurs compositions personnelles au tango argentin. De belles mélodies qui croisent les rythmes d’Amérique du Sud.
Le vendredi 10 novembre 2017 à 20h30, le leader convoque un quintet sur scène, le quintet « Vamos » avec lui-même à la batterie, Stéphane Edouard aux percussions, Manu Codjia aux guitares, Alfio Origlio et Malcom Braff aux claviers.
Ce projet porte le nom de son sixième album, « Vamos » (Alejandro Rumolino Créations, Viavox Production/L’autre distribution) sorti en 2015. Aux côtés du percussionniste, on retrouve deux des musiciens de l’album, Manu Codjia et Malcolm Braff.
Du tango au jazz, un tourbillon de de mélodies solaires et de rythmes. Du jazz du monde, éclectique, électrique et énergique.
La dernière soirée de la résidence de Minino Garay rend hommage au cuarteto, la musique de Córdoba. En effet, le samedi 11 novembre 2017 à 20h30, place au sextet « Asado ». Aux percussions et au chant, Minino Garay entouré de Cristian Guilbert à la basse, Pajaro Canzani à la guitare et au chant, Christophe Lampidecchia à l’accordéon, Cirilo Fernandez au piano et Lukmil Perez à la batterie.
Dans ce projet qui porte le nom de son 5e album, » Asado » sorti en octobre 2013, le percussionniste célèbre le folklore de son pays, l’Argentine, et surtout celui de sa ville natale, Córdoba. Au programme, tunga-tunga bien sûr mais aussi cumbia et bien d’autres rythmes plus entraînants les uns que les autres.
La voix puissante de Minino et son énergie annoncent un festin, non pas de viandes grillées en référence au titre de l’album, mais de battements frénétiques et de groove incandescent voire frénétique.
Le géant de Cordoba promet une soirée chaleureuse, chantante et festive. De la musique à vivre, à danser et à partager !
« Terra Canta », le nouvel opus de Manu Le Prince
Pour son nouveau projet « Terra Canta », Manu Le Prince élabore un jazz poétique. Associée à des musiciens d’exception, la chanteuse autrice et compositrice aux origines anglo-argentines interprète de sa voix lumineuse, des titres de ses auteurs brésiliens favoris, des standards de jazz, des musiques originales composées à son intention et un morceau de Michel Jonasz. Cet album génère un univers musical raffiné et chaleureux propice aux émotions.
Jazz Campus en Clunisois 2026 – Henri Texier « Blue Roots » Quintet
Pour la sixième et dernière soirée de Jazz Campus en Clunisois 2026 au Théâtre les Arts de Cluny, le festival accueille Henri Texier. A la tête de son « Blue Roots » Quintet, il offre un hymne vibrant au jazz et à l’improvisation. Avec ses compagnons, le contrebassiste et compositeur redonne une âme à certaines de ses anciennes compositions qui deviennent de nouvelles œuvres dont le groove possède un pouvoir guérisseur.
Jazz Campus en Clunisois 2026 – Nadoz – Ellington-Timeless
Pour son septième soir, « Jazz Campus en Clunisois » propose un double plateau sur la scène du Théâtre les Arts de Cluny. Composé de la guitariste et chanteuse Christelle Séry et du clarinettiste Étienne Cabaret, le duo Nadoz précède les saxophones et clarinettes de Daniel Erdmann et le piano de Aki Takase réunis sous l’idiome « Ellington-Timeless ». Après un premier duo électrisant et dynamique, un duo élégant et délicat.