Cissy Street, mélodies et rythmes pour fêter la musique
« Cissy Street », un premier album bien ficelé et plein d’énergie. Cinq musiciens réunis pour honorer les rythmes. « Cissy Street », une invitation à la danse et à la fête.
Puisque la canicule règne en maître sur l’hexagone, on choisit « Cissy Street » (Inouï Distribution) pour fêter la Musique en ce 21 juin 2017. En effet, annoncé pour le 23 juin 2017, l’album fait la fête aux rythmes de très belle manière. Du jazz qui trempe ses instruments dans le rock, le funk, le jazz et dans d’autres cultures où le rythme est roi… d’ailleurs comme l’annonce le cinquième titre, le groupe est Groovement malade !
En créant « Cissy Street » le guitariste et compositeur Francis Larue imagine une rue chaude et nocturne d’un quartier populaire bordée de clubs de jazz, de funk et de rock, d’où toutes sortes de gens entrent et sortent au rythme de leurs envies. A l’écoute des dix titres de l’album, le résultat est à l’aulne de son rêve et l’on se projette sans peine dans ce lieu qui ressemble à s’y méprendre aux rues festives de la Nouvelle-Orléans à moins que ce ne soit une place enfiévrée d’une ville latine.
Francis Larue réunit autour de lui quatre musiciens aguerris aux musiques qu’il aime. Vincent Périer embouche le saxophone et Yacha Berdah la trompette. Hugo Crost à la batterie et Etienne Kermarc à la basse sont aux manettes de la solide section rythmique.
Après avoir enregistré l’album dans le Studio Les Tontons Flingueurs, les musiciens ont eu recours à la plateforme de financement participatif Ulele pour financer une partie de la réalisation graphique de la pochette et du pressage des disques. La création graphique est à porter au crédit de David Fangaia. L’album est produit par Francis Larue avec le soutien du collectif Lilananda. L’énergie de tous les participants a contribué à faire vivre ce projet tonique et inspiré.
L’album ouvre avec A3, un titre électrique qui d’emblée annonce la couleur, le rock glisse vers le funk et ça continue de plus belle. L’Afrique préside aux chaudes couleurs de Yemanja où le guitariste se fait lyrique et convoque l’influence de Pat Metheny. Sur Jiajia’s Funk on imagine sans peine une bande d’humanoïdes déchaînés qui dansent avec entrain.
On craque à l’écoute de Groovement Malade au rythme totalement débridé. La trompette et le saxophone croisent le fer avec brio et donnent du fil à retordre à la guitare qui parvient sans peine à donner le change. On aime L’Hérétique où le jazz flirte avec la musique d’Irakere tout en faisant du pied au rock.
On se laisse emballer par les riffs entêtants d’Educ Pop et ses accents cuivrés suivis des lyriques envolées électriques de la guitare. L’énergie circule et les interactions démontrent le professionnalisme et l’écoute réciproque de ces jeunes musiciens.
Rythmes métissés venus d’Afrique ou des contrées latines, énergie du rock et du funk, lyrisme du jazz… « Cissy Street » c’est tout cela et bien plus encore. Une musique qui peut en découdre avec bien d’autres sans aucun complexe. Une explosion de rythmes et de couleurs joyeuses, une incitation à la danse et à la fête.
Rendez-vous avec « Cissy Street » le 22 juin 2017 à 21h au Périscope de Lyon pour se régaler d’un concentré de musique caniculaire boostée par un groove terrible.
« Terra Canta », le nouvel opus de Manu Le Prince
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