Hard bop méditatif et douce poésie
Intitulé « Rio », le cinquième album du Florian Pellissier Quintet invite à un voyage vers des rivages apaisés, sensibles et élégants. Enregistré en quintet dans le New Jersey, dans le mythique studio de Rudy Van Gelder, l’opus navigue entre hard bop méditatif et douce poésie. Imprégné de groove et de musicalité, le répertoire enchante de bout en bout. La musique coule comme un fleuve, un rio, um rio…
Après « Le diable et son train » (2012), « Biches bleues » (2014), « Cap de bonne espérance » (2016) et « Bijou Voyou Caillou » (2018), tous sortis chez Heavenly Sweetness, le Florian Pellissier Quintet change de label et annonce la sortie de « Rio » chez Hot Casa Records le 28 mai 2021.
Avec ce nouvel album, on fête les retrouvailles avec les Biches bleues découvertes en 2014 sur le disque au titre éponyme et retrouvées gambadant en 2016 dans une forêt de l’album « Cap de Bonne Espérance ».
En 2021, le pianiste voyageur propulse les biches dans l’espace et invite l’oreille à les suivre dans leur voyage sonore intersidéral. Irrésistible !
« Rio », un album moderne et coloré. Ancré dans la tradition et irrigué par une créativité de chaque instant, il s’évade vers des espaces musicaux contemporains.
« Rio »
En août 2019, le pianiste Florian Pellisier retrouve Maureen Sickler, la fidèle assistante de Rudy Van Gelder dans le légendaire studio dans le New Jersey où furent enregistrés nombre d’albums Blue Note, Verve, Prestige, Impulse et CTI et aussi le dernier en date, le superbe « Jazz Traficantes » (Favorite Recordings) gravé par Florian Pellissier avec le groupe Le Deal.
Ainsi, pour les vingt ans du quintet, Florian Pellissier a gravé les huit pistes de l’album « Rio » avec le saxophoniste Christophe Panzani, le trompettiste Yoann Loustalot, le contrebassiste Yoni Zelnik basse et la batteur David Goergelet.
Tout au long de « Rio », le Florian Pellissier Quintet déroule un jazz d’allégeance hard bop traversé par un groove puissant et imprégné d’une sensible rêverie.
Invitation à naviguer au fil des plages
Rio ouvre l’album par une atmosphère contemplative et une douceur tropicale brésilienne insufflée par la sonorité ouatée de la trompette et le son voilé du ténor. Dépaysement sonore, songe éthéré, on se laisse porter avec bonheur. Le climat se densifie avec Wildcards. A partir d’un motif de basse et de piano, saxophone et trompette tissent une mélodie percussive et sinueuse. Avec légèreté, ils instaurent un dialogue porté par une rythmique infaillible et entraînante.
Plus loin, Live at the Vanguard laisse planer un parfum de hard bop évoquant les enregistrements frappés du sceau Blue Note. Le jeu de piano assure un soutien harmonique inscrit dans la veine de ceux que prodiguait Herbie Hancock. Sur son bugle, le trompettiste développe une improvisation d’une musicalité pastel où se côtoient tradition et modernité. Le ténor se fait rageur et à travers sa flamme propose un spectre sonore qui laisse pantois.

Florian Pellissier©Sasha Bezzubov
Sur Between the Bars, le quintet invite la chanteuse franco-brésilienne Agathe Iracema qui donne la réplique aux soufflants. Avec Baron Samedi, l’atmosphère se densifie. Vous avez dit vaudou ? Un vaudou-jazz aux couleurs modales qui met en évidence le jeu du ténor incandescent et de la trompette passionnée. Le piano n’est pas en reste et déverse des torrents de notes. Au cours de son chorus, proche de la transe, s’évadent des flots de phrases dignes de Don Pullen.
Le voyage continue avec Jungle de Guyane. A l’écoute de cette ballade, on ressent la touffeur accablante de la jungle tropicale et sa luxuriance que restituent les notes langoureuses des solistes qui semblent expirer d’épuisement. Le piano libère des cascades de notes perlées qui rafraichissent l’atmosphère. En guise de conclusion, l’album ressuscite les Biches chères au leader. L’introduction de Biches dans l’espace s’apparente à une procession musicale spritiual puis le tempo évolue. Trompette et saxophone dialoguent et la ligne de basse semble ensuite donner le départ du compte à rebours. Le piano tente une échappée puis un synthé futuriste esquisse les préludes d’une odyssée sonore intergalactique…
RV à partir du 28 mai 2021 avec « Rio » (Hot Casa Records/Big Wax) et Florian Pellissier Quintet pour suivre les musiciens dans leur voyage musical, entre hard bop et balades tropicales.

Jazz Campus en Clunisois 2025 – Trio ETE
Pour la cinquième et dernière soirée au Théâtre les Arts de Cluny, le superbe Jazz Campus en Clunisois 2025 invite Andy Emler à la tête de son trio ETE. Pour son nouveau projet, « There is another way », le pianiste et compositeur réunit autour de lui le contrebassiste Claude Tchamitchian et le batteur Éric Échampard. Trois complices inspirés au service d’un univers musical en expansion. Trois musiciens inspirés, une musique en expansion.

Jazz Campus en Clunisois 2025 – Francesca Han – Lisa Cat-Berro
Pour son cinquième soir sur la scène du Théâtre les Arts de Cluny, c’est un double plateau que propose Jazz Campus en Clunisois 2025. Après le concert solo de la pianiste coréenne Francesca Han, la saxophoniste Lisa Cat‐Berro, à la tête de son quintet, présente son programme « Good Days‐Bad days ». Une soirée en deux temps où le tumulte succède à l’élégance.

Jazz Campus en Clunisois 2025 – Six Migrant Pieces
Pour sa cinquième soirée au Théâtre Les Arts de Cluny, Jazz Campus en Clunisois accueille le projet de Christophe Monniot, Six Migrant Pieces. Entouré de cinq musiciens et de Sylvie Gasteau, le compositeur et saxophoniste présente une ode à l’humanité et la bienveillance. Chaque membre du groupe a une histoire personnelle inscrite dans la migration. Véritable manifeste poético-politico-musical, le programme de la soirée résonne avec l’actualité et engage au respect de la différence. Un grand moment du festival… la fièvre monte à « Cluny City » !