Tension contrôlée entre acoustique et électro
Après « Man Made Object » sorti en 2016 chez Blue Note, le trio de Manchester, Gogo Penguin annonce la sortie de son prochain album, « A Humdrum Star » sous le légendaire label Blue Note. Mélodies hypnotiques, groove viscéral et rythmique obsédante. Corps et esprit entrent en vibration.
Annoncé pour le 09 février 2018, « A Humdrum Star » (Blue Note/Decca Records), le nouvel album de Gogo Penguin s’inscrit dans l’esthétique de « V2.0 » (2014) et « Man Made Object » (premier CD signé chez Blue Note Records en 2016). Le bassiste Nick Blacka, le pianiste Chris Illingworth et le batteur Rob Turner poussent plus loin l’aventure et continuent à explorer le filon de belle manière sans pourtant le renouveler vraiment.
Né de la confrontation entre des univers très différents, le son de Gogo Penguin se distingue par la richesse de ses atmosphères. Étiquetée electronica acoustique la musique du trio de Manchester est redevable autant de la formation classique des musiciens que des années qu’ils ont passées à jouer dans des ensembles de jazz et des groupes de rock indé. Elle regarde aussi du côté de de la musique minimaliste et intègre à l’occasion des sons issus de jeux vidéo. Cet allègre mélange leur vaut d’être suivis par différents publics.
Tous les titres de l’album « A Humdrum Star », qu’ils aient été composés collectivement à partir d’une simple ligne de piano, de basse ou d’une maquette sommaire, trouvent leur origine dans un amour sans borne des trois musiciens pour la musique électronique.
Le piano se charge de tracer les mélodies hypnotiques sur lesquelles la basse apporte une dimension viscérale alors que la batterie pourvoit à la déferlante rythmique. Gogo Penguin exerce une maîtrise absolue sur le tempo et la dynamique musicale.
L’album a été enregistré alors que le groupe était en tournée et les nouveaux morceaux ont été rodés lors d’une série de concerts donnés dans l’Est de Londres. Pour la première fois, les membres du groupe ont enregistré l’intégralité de l’album à Manchester, aux studios Low Four situés dans les légendaires locaux des studios de télévision d’Old Granada.
Nick Blacka, Chris Illingworth et Rob Turner ont travaillé en grande proximité avec le producteur et ingénieur du son Joe Reiser, véritable « quatrième membre » du groupe et avec le coproducteur Brendan Williams.
Le titre de l’album a été choisi une fois l’enregistrement terminé. L’expression « A Humdrum Star » empruntée à l’astrophysicien américain Carl Sagan, restitue l’esprit de l’album : « Qui sommes nous ? Nous vivons sur une planète insignifiante gravitant autour d’une étoile banale perdue au sein d’une galaxie abandonnée dans un coin d’un univers comptant plus de galaxies que d’êtres humains ».
Une tension très bien maîtrisée entre sonorités acoustiques et électroniques traverse « A Humdrum Star » de bout en bout. On craque sur l’échange élastique piano/batterie de Strid et sur le bourdon de Prayer qui mêle mélodie et dissonances. Basse et batterie pilotent Reactor alors que le piano modèle le titre Return To Text. Sur A Hundred Moon la combinaison du rythme et d’un riff réitératif hypnotisent.
D’abord méditatif puis énergisant, Transient State ouvre les portes d’un sanctuaire shintô où est vénéré un kami (esprit). Sur Bardo, le piano ménage un espace de respiration entre ses riffs réverbérés alors que la pulsation tendue de la batterie induit le mouvement.
« A Humdrum Star », une immersion dans le cosmos de Gogo Penguin où corps et esprit entrent en vibration pour le meilleur.
Dans le bouddhisme, le bardo désigne un état intermédiaire. Se suivent le bardo entre la naissance et la mort, celui de la mort, celui de la nature et celui de la renaissance. Sur la vidéo de Bardo, de l’obscurité à la lumière, un homme âgé semble changer d’état de conscience.
Gogo Penguin est en tournée en France du 12 au 25 mars 2018. Premier-rendez-vous avec Nick Blacka, Chris Illingworth et Rob Turner le 12 mars 2018 au Café de la Danse à Paris. Les autres dates sont à retrouver sur le site de Gogo Penguin.

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