Musicalité, décontraction et sensibilité
Après « Arclight », le guitariste Julian Lage fait de nouveau entendre sa voix originale sur « Modern Lore » sorti le 02 février 2018. Il revient avec le contrebassiste Scott Colley et le batteur Kenny Wollesen. Entre tradition et modernisme le guitariste propose un album dynamique, sensible et ludique.
Le 02 février 2018, Julian Lage sort l’album « Modern Lore » (Mack Avenue/PIAS), son deuxième enregistrement studio en trio. Soutenu par la prodigieuse section rythmique composée du contrebassiste Scott Colley et du batteur Kenny Wollesen, le guitariste californien propose un répertoire de compositions originales où il visite et renouvelle avec sensibilité et souplesse les traditions de la guitare. Dans le rock du milieu du XXème siècle il puise puissance et dynamisme mais fait des incursions dans les mondes de Neil Young, B.B. King, McLaughlin ou d’Abercrombie.
Réalisé aux Studios Reservoir dans le centre de Manhattan, l’album « Modern Lore » a été mixé à Chicago par l’ingénieur du son Tom Schick. Très proche du guitariste, le producteur Jesse Harris (chanteur et compositeur) apporte sa contribution à la guitare acoustique sur Whatever You Say, Henry. Le claviériste Tyler Chester ajoute quelques textures subtiles à l’ouvrage.
Prodigieusement doué dès son plus jeune âge, le guitariste Julian Lage est influencé par Jim Hall. D’ailleurs il a rencontré Scott Colley et Kenny Wollesen alors qu’ils accompagnaient Jim Hall au célèbre jazz club Bay Area ou au Yoshi à Oakland en Californie. Fin technicien Julian Lage est très vite devenu virtuose et a collaboré avec divers artistes parmi lesquels Gary Burton, Bela Fleck, David Grisman, Yoko Ono, Nels Cline, Chris Eldridge, Steve Swallow et Gyan Riley.
Très dynamique « Modern Lore » restitue un climat sensible et lumineux qui ne se prive pourtant pas d’exubérance rythmique. En fait, sur les onze plages du répertoire ambiances, couleurs, rythmes et sensations varient. L’opus se profile comme un savant kaléidoscope musical qui permet de saisir toutes les nuances de l’expression lumineuse et dynamique de la guitare de Julian Lage.
Les onze plages de « Modern Lore » baignent dans une musicalité sensible et un groove dynamique. Sa technique à toute épreuve permet au guitariste de s’affranchir de tous les obstacles. Avec une fraîcheur inouïe et une souplesse décontractée, il propose des mélodies sensibles. Dans ses accompagnements et ses solos affleurent des réminiscences rockabilly, des effluves de jazz, des échos de folk et de country, des sensations de blues.
L’exubérance de Ramble le thème d’ouverture, la touffeur moite du jazz bluesy d’Atlantic Limited, le tempo folk et solide de General Thunder, la parenthèse funky de Roger The Dodger, l’incursion rock’n’roll du nostalgique Wordsmith, le riff perçant du thème Eastern Science qui agace autant qu’il enchante, le songeur Pantheon, le lyrisme hypnotique de Splendeur Riot.7.
Sur Modern Lore, la guitare virtuose de Julian Lage dévoile ses plus beaux atours. Elle délivre un astucieux mélange de brillantes mélodies, d’ambiances songeuses, de climats tempétueux, de sonorités acidulées, saturées ou tendres et sensibles. Avec aisance et décontraction, Julian Lage sort le grand jeu et joue comme il respire.

Jazz Campus en Clunisois 2025 – Trio ETE
Pour la cinquième et dernière soirée au Théâtre les Arts de Cluny, le superbe Jazz Campus en Clunisois 2025 invite Andy Emler à la tête de son trio ETE. Pour son nouveau projet, « There is another way », le pianiste et compositeur réunit autour de lui le contrebassiste Claude Tchamitchian et le batteur Éric Échampard. Trois complices inspirés au service d’un univers musical en expansion. Trois musiciens inspirés, une musique en expansion.

Jazz Campus en Clunisois 2025 – Francesca Han – Lisa Cat-Berro
Pour son cinquième soir sur la scène du Théâtre les Arts de Cluny, c’est un double plateau que propose Jazz Campus en Clunisois 2025. Après le concert solo de la pianiste coréenne Francesca Han, la saxophoniste Lisa Cat‐Berro, à la tête de son quintet, présente son programme « Good Days‐Bad days ». Une soirée en deux temps où le tumulte succède à l’élégance.

Jazz Campus en Clunisois 2025 – Six Migrant Pieces
Pour sa cinquième soirée au Théâtre Les Arts de Cluny, Jazz Campus en Clunisois accueille le projet de Christophe Monniot, Six Migrant Pieces. Entouré de cinq musiciens et de Sylvie Gasteau, le compositeur et saxophoniste présente une ode à l’humanité et la bienveillance. Chaque membre du groupe a une histoire personnelle inscrite dans la migration. Véritable manifeste poético-politico-musical, le programme de la soirée résonne avec l’actualité et engage au respect de la différence. Un grand moment du festival… la fièvre monte à « Cluny City » !