Évènement XXXL, deux légendes et band de choc
Le dimanche 19 novembre 2017 à 16h, l’Auditorium de Lyon accueille Chick Corea et Steve Gadd. Le partenariat de ces deux musiciens est légendaire. Leur venue à la tête de leur nouveau groupe constitue un évènement de taille. A ne pas rater.
La Saison 2017/18 de la programmation « Jazz, Rock & Chanson Française » de l’Auditorium de Lyon se poursuit. Les deux premiers spectacles ont plus que tenu leurs promesses. Après l’enchanteur « Ravel et le Jazz », le récent concert de Dianne Reeves est à classer comme « évènement inoubliable ». Le troisième concert se profile dans la même lignée.
Présenté en coproduction par Jazz à Vienne et l’Auditorium de Lyon, le concert du dimanche 19 novembre 2017 réunit en effet à 16h sur la scène de l’Auditorium de Lyon deux complices de longue date, le pianiste Chick Corea et le batteur Steve Gadd. Certes leur partenariat est de fait légendaire mais ce qui interpelle est sans doute la manière dont leur musique s’est renouvelée au fil de leurs rencontres.
La première collaboration du pianiste et du batteur remonte à 1972. Cette année-là, trois ans après avoir joué aux côtés de Miles Davis sur l’album « In a Silent Way », le pianiste Chick Corea forme le groupe « Return To Forever » et Steve Gadd devient le premier batteur de ce groupe devenu légendaire. Dès cette époque on remarque sa frappe implacable.
On les retrouve ensemble en 1976 sur « The Leprechaun » et sur « My Spanish Heart », deux disques aux propos musicaux assez différents. Il faut ensuite attendre 1981 pour les trouver réunis sur le fameux opus « Three Quartets and Friends » dans lequel Chick Corea convie Steve Gadd dans les landes du baroque et du romantisme, rendant hommage au passage à Duke Ellington et John Coltrane.
En 2016, Chick Corea et Steve Gadd apparaissent en duo sur la scène du Blue Note Club de New York pour une véritable démonstration de complicité et de virtuosité.
En 2017, c’est la première fois qu’ils codirigent un groupe, le Corea/Gadd Band. On peut presque dire qu’ils repartent en quelque sorte là où ils en sont restés mais on leur fait confiance pour ne pas se répéter.
A n’en pas douter le propos devrait être tonique et original car cette fois les deux célébrités ont appelé à leurs côtés une bande de jeunes loups surdoués du jazz qui n’ont pas pour habitude de produire du réchauffé. Chick Corea et Steve Gadd seront entourés du génie toujours inventif de la guitare, Lionel Loueke, du saxophoniste et flûtiste protégé de Chick Corea, Steve Wilson, du grand Carlitos Del Puerto à la basse et du maître vénézuélien Luisito Quintero aux percussions.
La réunion des deux complices, Chick Corea et Steve Gadd, à la tête d’un groupe électrique doté d’une section rythmique latine laisse prévoir un spectacle prometteur. Il serait dommage de s’en priver.

Jazz Campus en Clunisois 2025 – Trio ETE
Pour la cinquième et dernière soirée au Théâtre les Arts de Cluny, le superbe Jazz Campus en Clunisois 2025 invite Andy Emler à la tête de son trio ETE. Pour son nouveau projet, « There is another way », le pianiste et compositeur réunit autour de lui le contrebassiste Claude Tchamitchian et le batteur Éric Échampard. Trois complices inspirés au service d’un univers musical en expansion. Trois musiciens inspirés, une musique en expansion.

Jazz Campus en Clunisois 2025 – Francesca Han – Lisa Cat-Berro
Pour son cinquième soir sur la scène du Théâtre les Arts de Cluny, c’est un double plateau que propose Jazz Campus en Clunisois 2025. Après le concert solo de la pianiste coréenne Francesca Han, la saxophoniste Lisa Cat‐Berro, à la tête de son quintet, présente son programme « Good Days‐Bad days ». Une soirée en deux temps où le tumulte succède à l’élégance.

Jazz Campus en Clunisois 2025 – Six Migrant Pieces
Pour sa cinquième soirée au Théâtre Les Arts de Cluny, Jazz Campus en Clunisois accueille le projet de Christophe Monniot, Six Migrant Pieces. Entouré de cinq musiciens et de Sylvie Gasteau, le compositeur et saxophoniste présente une ode à l’humanité et la bienveillance. Chaque membre du groupe a une histoire personnelle inscrite dans la migration. Véritable manifeste poético-politico-musical, le programme de la soirée résonne avec l’actualité et engage au respect de la différence. Un grand moment du festival… la fièvre monte à « Cluny City » !