La beauté étrange d’un jazz nimbé de spiritualité
Pour le premier concert 2017 de sa programmation « Jazz et Musiques du Monde », l’Auditorium de Lyon, en coproduction avec Jazz à Vienne, accueille Dhafer Youssef Quartet le vendredi 13 janvier à 20h. Le répertoire de l’album « Diwan of Beauty & Odd » promet une soirée marquée du sceau de la beauté et de l’étrange.
Après la soirée du 13 décembre où les musiques de l’Inde, de Cuba et de l’Italie ont flirté avec le jazz, le concert du 13 janvier se profile aux confins de la musique soufi et d’un jazz très contemporain avec le retour du chanteur et oudiste Dhafer Youssef qui présente le répertoire de son nouvel album « Diwan of Beauty & Odd ».
Le répertoire du Dhafer Youssef quartet reprend celui de « Diwan of Beauty & Odd » (OKeh/Sony), le dernier album du leader sorti le 16 septembre 2016. Cet opus allie influences orientales et groove urbain. La coexistence de la tradition et de la modernité projette un message de paix à travers la musique.
Cet album voit pour la première fois le chanteur et oudiste enregistrer un disque entier avec un groupe de musiciens américains, le pianiste Aaron Parks, le trompettiste Ambrose Akinmusire, le contrebassiste Ben Williams et le batteur Mark Guiliana. Certes le pianiste Aaron Parks sera sur la scène de l’Auditorium de Lyon le 13 janvier 2017 avec Dhafer Youssef par contre la contrebasse sera tenue par Ben Williams et la batterie par Justin Faulkner (habituellement écouté au sein du Brandford Marsalis Quartet).
La brillance des performances vocales de Dhafer Youssef est porteuse d’une forte portée émotionnelle. En effet, les chants traditionnels soufis, les mélodies aériennes et les envols de la voix du chanteur sont toujours saisissants. Par contre, le répertoire de « Diwan of Beauty & Odd » est aussi enraciné dans un jazz très moderne La musique du Dhafer Youssef Quartet se promène donc entre le battement ternaire du jazz et l’atmosphère hypnotique du chant soufi. Ainsi, le répertoire parvient à conserver une étroite symbiose entre les deux discours ce qui contribue à donner une grande cohérence au propos musical.
Encore une fois, Dhafer Youssef se pose donc comme un passeur qui transcende les genres. S’il sait camper l’étrange et surprendre encore, il parvient à magnifier la beauté des mélodies lumineuses que sa voix dessine. Sans nul doute le toucher délicat du pianiste Aaron Parks va soutenir et sublimer l’élévation du chant. Il reste alors à la section rythmique la charge d’installer un groove organique qui fasse pulser le cœur du public de l’Auditorium.
Ce concert inscrit dans le cadre d’un partenariat avec « Saint-Fons Jazz Festival » devrait rallier les amoureux d’un jazz à l’énergie solide et les amateurs de la voix lumineuse de Dhafer Youssef qui s’élève comme une prière pacifique pour un monde meilleur.
Quand la poésie et la spiritualité du chant soufi est portée par le groove d’un jazz urbain et moderne… le 13 janvier 2017 à 20h, le concert proposé par Dhafer Youssef Quartet dans la grande salle de l’Auditorium de Lyon promet de purs délices et d’étranges surprises.
« Terra Canta », le nouvel opus de Manu Le Prince
Pour son nouveau projet « Terra Canta », Manu Le Prince élabore un jazz poétique. Associée à des musiciens d’exception, la chanteuse autrice et compositrice aux origines anglo-argentines interprète de sa voix lumineuse, des titres de ses auteurs brésiliens favoris, des standards de jazz, des musiques originales composées à son intention et un morceau de Michel Jonasz. Cet album génère un univers musical raffiné et chaleureux propice aux émotions.
Jazz Campus en Clunisois 2026 – Henri Texier « Blue Roots » Quintet
Pour la sixième et dernière soirée de Jazz Campus en Clunisois 2026 au Théâtre les Arts de Cluny, le festival accueille Henri Texier. A la tête de son « Blue Roots » Quintet, il offre un hymne vibrant au jazz et à l’improvisation. Avec ses compagnons, le contrebassiste et compositeur redonne une âme à certaines de ses anciennes compositions qui deviennent de nouvelles œuvres dont le groove possède un pouvoir guérisseur.
Jazz Campus en Clunisois 2026 – Nadoz – Ellington-Timeless
Pour son septième soir, « Jazz Campus en Clunisois » propose un double plateau sur la scène du Théâtre les Arts de Cluny. Composé de la guitariste et chanteuse Christelle Séry et du clarinettiste Étienne Cabaret, le duo Nadoz précède les saxophones et clarinettes de Daniel Erdmann et le piano de Aki Takase réunis sous l’idiome « Ellington-Timeless ». Après un premier duo électrisant et dynamique, un duo élégant et délicat.