« Perla de Oriente », un flamenco aux accents orientaux
Le 23 septembre, Juan Carmona sort « Perla de Oriente » enregistré en studio dans les conditions du live à l’occasion d’une tournée en Asie. Accompagné de son septet le guitariste parvient à faire revivre l’émotion et la magie de ses concerts. Un flamenco entre modernité et tradition.
Les pieds dans la terre de ses ancêtres et la tête dans la modernité, Juan Carmona voue son art au flamenco. Son nouvel album « Perla de Oriente » (Nomades Kultur/L’autre Distribution) est à son image, insaisissable et intemporel. Le guitariste inscrit sa musique dans les pas de Paco de Lucia à qui il rend d’ailleurs hommage avec cet album.
Sans fioritures, loin des orchestrations et des albums sophistiqués, l’artiste revisite son répertoire qu’il réinterprète et réinvente. Après avoir parcouru la Corée du Sud, Taïwan et la Chine, Juan Carmona fait de son carnet de route le fil rouge de l’album « Perla de oriente ». En effet, chaque titre évoque le voyage et rappelle un souvenir de la tournée.
Mar de China, une alegria comme un reflet distant de la mer de Cadiz. La fine et délicate Casa de té inspirée de la cérémonie du thé. Perla de Oriente en souvenir de Shangai, un titre inédit comme une perle rare posée au carrefour entre Asie et Orient. Buleria prohibida qui ré-interprète la buleria traditionnelle. On frémit aux accents de la voix écorchée d’El Piculabe sur Luz de Manama. Le son nostalgique du duduk, cet instrument arménien en bois d’abricotier, teinte d’émotions sensibles Perla de oriente qui termine l’album et donne envie d’écouter de nouveau l’ensemble du répertoire.
Virtuose confirmé, Juan Carmona inscrit sa musique au croisement de la modernité et des traditions les plus vivantes d’Andalousie. « Perla de Oriente », son dernier album résonne d’accents orientaux. Fluide et mélodique, harmoniquement riche, puissant et rythmé, le flamenco du guitariste continue à renouveler le style.
Ce onzième opus teinté de reflets orientaux restitue le langage tout à fait personnel de Juan Carmona, celui qu’on avait aimé dans « Alchemya » et « Sinfonia Flamenca ». Dans ces enregistrements réalisés en studio dans les conditions du live, on perçoit la véracité de la création spontanée, les accents de sincérité de l’instantané, la complicité et la connivence qui lient les musiciens. Autour de Juan Carmona sont réunis Domingo Patricio aux flûte, pad et claviers, Bandolero aux percussions, El Bachi à la basse, Paco Carmona à la seconde guitare flamenca. El Piculabe assure le cante traditionnel flamenco et les pieds du danseur Sergio Aranda s’associent aux palmas assurés par Huanares alors que Noemie Humanes qui assure les chœurs. Le guitariste a invité de nouveaux venus dans son équipe. Thomas Bramerie à la contrebasse, Alex Ouemba à la batterie et Levon Minassian au duduk dont la présence constitue un atout indéniable.
Pour en savoir encore plus sur Juan Carmona, la consultation de son site s’impose.
Quand l’actualité des concerts rime avec celle des sorties discographiques le plaisir n’en est qu’augmenté. Ainsi on peut écouter Juan Carmona et son septet le 25 octobre au New Morning pour le concert de sortie de l’album « Perla de Oriente ».

Jazz Campus en Clunisois 2025 – Trio ETE
Pour la cinquième et dernière soirée au Théâtre les Arts de Cluny, le superbe Jazz Campus en Clunisois 2025 invite Andy Emler à la tête de son trio ETE. Pour son nouveau projet, « There is another way », le pianiste et compositeur réunit autour de lui le contrebassiste Claude Tchamitchian et le batteur Éric Échampard. Trois complices inspirés au service d’un univers musical en expansion. Trois musiciens inspirés, une musique en expansion.

Jazz Campus en Clunisois 2025 – Francesca Han – Lisa Cat-Berro
Pour son cinquième soir sur la scène du Théâtre les Arts de Cluny, c’est un double plateau que propose Jazz Campus en Clunisois 2025. Après le concert solo de la pianiste coréenne Francesca Han, la saxophoniste Lisa Cat‐Berro, à la tête de son quintet, présente son programme « Good Days‐Bad days ». Une soirée en deux temps où le tumulte succède à l’élégance.

Jazz Campus en Clunisois 2025 – Six Migrant Pieces
Pour sa cinquième soirée au Théâtre Les Arts de Cluny, Jazz Campus en Clunisois accueille le projet de Christophe Monniot, Six Migrant Pieces. Entouré de cinq musiciens et de Sylvie Gasteau, le compositeur et saxophoniste présente une ode à l’humanité et la bienveillance. Chaque membre du groupe a une histoire personnelle inscrite dans la migration. Véritable manifeste poético-politico-musical, le programme de la soirée résonne avec l’actualité et engage au respect de la différence. Un grand moment du festival… la fièvre monte à « Cluny City » !